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[1626]
Weerklanck aen joff. Anna Roemer Visscher1).
Veel gelucks van Constantijntje
Met vw' Mann en voesterkijntje,
Altyd lust, en altyd Ieughd
Altyd vred', en altyd vreughd,
Dan mij van Parnasso dringen
En doen suchten na den tijd
Doen ick was ghelijck ghij sijt,
Doen ick verre van 'tverdrieten
10
Als het Carmosij van 'tschieten
Somtijds tegen onsen Zeew,
Ick het Schaep en hij de Leew,
Met een dichtjen hebb gekrabbelt,
En na 't niewe Rijm gegrabbelt
15
Daer de Reden wat om leed,
Dat mij nu al schoon vergeet
En blijft hangen in de kropp, en
Aen vw deur verbiet te kloppen.
Dan soo nu als doen ter tijd
20
Wie het lief is, wie het spijt,
Ben en blijv ick v Slavoen
Hebb ick veel of niet te doen.
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Ludibria rerum2).
Heinsi, summe virûm, summâ mihi dicte Camoenâ
Nunc prima dicende; quis in ludibria rerum
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Lumine non laeuo satis intromissus ab illis
Doctior, aut hac parte sui locupletior exit
5
Quâ sumus et bruto solâ praestamus et herbae?
Legem nemo sibi, vicino dicimus omnes.
Prodiga censurae plebes ferit obuia quaeque
Crimina, nullorum sibi conscia; foemina diues
Verborum ac vitiorum animal: tam parcere verbis
10
Quam vitijs ignara, nihil sibi censet iniquae
Censeri; Mendicus habet quo nomine dites
Conueniat, nummo praesertim saepe negato,
Visaque Pauperies magis est persaepe furori
Quam menti vicina bonae: Nec rure latebis,
15
Nec peregre; Ciuem nullus non carpit arator;
E patriâ totus vitium est extraneus hospes.
Dissidet omnis ubique sibi quem nouimus orbem,
Primaeuum redijsse Chaos juraueris, in te
Versus, et immoto pendens examine causas.
20
Huc operam, huc, Heinsi, neruos intendimus omnes.
En ego de summo Batauorum culmine, turri
Auriacâ, quâ nil meritum fortuna locauit,
Prospectans, humilesque casas et tecta potentum
Excutiens, nihil inuidiae, nihil arbitror atri
25
Liuoris vacuum. feriunt, feriuntur utrimque;
Neu desint exempla, sonet jentacula pistor,
Protinus, O illum, exclamet mendicus ab ortu
Ad stellas plenum Cereris .....
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Sur le pirame de Theophile1).
Il n'est rien de si noir dans le creux de la Terre,
Il n'est rien de si dru au gouffre qui enserre
Les eternelles nuicts, rien de si attaché
Au centre et aux horreurs qui le tiennent caché,
5
Que les puissants esclats de ta voix, Theophile,
Ne percent bien à jour; et n'y a dans l'exile
Des amants trespassez couple si hors de sens
Qui ne reuiue au son de tes roides accens.
Pirame le dira, et celle qui de vivre
10
Soucieuse bien moins que du bien de le suiure
Le deuança pourtant, et luy fraya la mort,
Qu'il receut incoupable et se donna sans tort.
Thisbe, tu ne scaurois dementir ma croyance;
Seurement tu reuis, en ta resouuenance,
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15
A ta vie, à ta mort, et leurs extremitez,
Theophile apres toij les ayant recitez;
Ces plaisirs, ces soupirs, cette main homicide,
Ce Pyrame innocent, si tu n'es bien stupide,
Te retouchent de prez, et si dans ce tableau
20
Tu ne te reconnois comme la goutte d'eau
Dans celle qui la suit, parfaictement empreinte,
Tu n'as pas merité de t'y trouuer depeinte.
Mais tu t'y reconnois, et cett' Ame de laict,
Cett' Ame desormais toutte flame qu'elle est,
25
Ce souffle tout à soy, cette libre estincelle
Ne sçauroit s'empecher de se mirer en elle,
De s'entendre à ses pleurs, d'aimer à les ouïr,
A reveoir l'uniuers pour encores mourrir,
Pour mourrir d'une mort qui tousiours effroyable
30
Soit suiuie tousiours d'un tombeau si aimable,
Et me semble d'ouïr Pyrame souhaitter
De reveoir la clarté, pour ainsi la quitter.
Non Thisbe, non Pirame; ostez vous les enuies
De l'honneur de voz morts dans l'horreur de voz vies,
35
Tant que dans Theophile on lira voz trespaz,
Vous vivrez, vous mourrez, et vous né mourrez pas.
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De Theophile et Balzac1).
I'avouë, et qui n'avouë point?
Que de paragonner son stile
A la force du contrepoint
De l'admirable Theophile,
5
C'est mettre l'ombre et le sommeil
C'est d'une ambition mortelle
Pretendre à la gloire des Dieux,
De mettre un pied dessus l'eschelle
10
Qu'il a leuée dans les Cieux.
Mais raui des enchantemens
Balzac, que ta diuine prose
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Coule dans noz entendemens,
I'ose bien dire, et qui ne l'ose?
15
Que Theophile ne nous plaist
Qu'en tant que nourri de son laict
Et que de ces belles pensées
Que d'un aimable nonchaloir
Tu as faict naistre detachées
20
Sa rime a sceu s'en preualoir.
Il faut donq dire et advouër
Que jà deuant que vous nasquistes
En l'harmonie que vous feistes
25
Sans doubte dedans le mesme enclos
D'un ventre qui vous a escloz,
Harmonie plus fraternelle
Que celle des deux grands ....
Qui entamerent leur querelle
30
Dedans la prison des boyaux.
Qu'apres en estre bien ......
Il y eut tant de ressemblance
Dans les accens des premiers criz
Que fit retentir vostre enfance,
35
Que si Rebecque vous eust faicts,
Parmi de si pareilz effects,
S'il n'eust rendu raison du faict
40
Quand il eust beni le cadet.
Depuis ce temps tousiours vniz
D'ame, d'humeur, de fantasie
Il se trouue dans voz escritz
45
Qu'en ce siecle des clair-voyans
Les plus entenduz vous oyans,
Vous prennent pour la mesme chose,
Et vous jugeans si peu divers
Croyent que Theophile en prose
50
C'est à dire Balzac en vers.
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Moy qui ne vis jamais les dieux
Si prodigues de leurs merveilles
...... croistre en tant de lieux
.... ose croire à mes oreilles.
55
........ parmi les qualitez
........ bien grandes raritez
.......... de comparables,
Que des plumes inimitables
60
Se puissent imiter si fort.
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l'Anatomie. Paradoxes en satyre1).
Ie n'en appelle plus, Clorinde, qu'à toy mesme
Si cette passion qui me faict dire, I'ayme,
Et cet amour me brusle, et ce feu est ma mort,
Ne tient de la manie, et du piteux effort
5
Que la noire vapeur d'une bile bruslée
Preste aux infirmitez de la santé foulée,
Si ce n'est un Enfer que je me suis basti
Tres digne du loyer d'y avoir tant pati.
Qu'est-ce que j'ayme en toy, qu'est ce que j'y adore?
10
Ce touffeau de cheueux, que ma folie dore
De mon or seulement? ces menuz excremens,
Ces superfluïtez, ces restes d'alimens,
Ces vapeurs en filetz, cette sueur gelée,
Cette lie d'humeurs, qui se fust enuolée
15
N'eust esté sa grosseur, qui s'est laissé filer?
Ce proumenoir de poux, qu'il t'en faut exiler
A force de poisons? ce sale marescage,
Ce terroir tousiours gras, ne fust le labourage
Que tes peignes y font, que pour les desseicher
20
L'Ocean te prestast ce qu'il a de plus cher,
Que l'Isle de Venus prodigue de poussiere
Pour deguiser ton front te coiffast en meusniere
Meurtriere qu'on te dit? Clorinde, sans railler
Portes tu sur ton chef de quoy me trauailler?
25
Ne me dij pas qu'ouij; tu ne sçaurois le dire
Que tu n'aijs de la peine à t'empescher de rire;
Et moy, si ie l'ay dit emporté des fureurs
Que lancent noz espritz aux premieres ardeurs,
I'en reuoque l'arrest, et t'ose bien promettre
30
Que si dedans mon plat un poil se venoit mettre,
| | | |
Fust il des plus dorez de ceux que tu nourriz,
Ie m'en esgayeroy comme de poix pourriz.
Monstre d'aveuglement, imprudence de beste!
Que cett' herbe, ce lin me plaise sur ta teste,
35
Qu'il me tarde aujourdhuij de le pouuoir nommer,
Capable dans demain presque de m'assommer!
Mais ton front me desfaict, cette table d'yvoire
M'achemine à mourrir, m'oste de la memoire
Tout ce qui est de beau pour seule s'y loger.
40
Pardonne moy, non faict, I'ay l'esprit passager,
Et ne m'arreste pas au dehors de la chose;
I'ose me disputer comme on aime la rose;
Certes, ce qu'on ij void n'en est pas le plus beau,
Ce qui me l'encherit sort de dessoubs sa peau,
45
Et je l'en aimeroy, fust elle toutte noire:
Mais, Clorinde, ta peau ne couure point d'yvoire
Et qui la perceroit te souïlleroit de sang.
Qu'on ne me die pas de ce rouge et ce blanc
Que des roses en laict ne seroyent pas si belles;
50
Les roses et le laict me plaisent comme telles,
Mais ce seroit du sang qui te feroit rougir,
Et ce sang me feroit trop songer à mourir;
Ie suis si pacifique et si peu sanguinaire
Que je voudroy desià m'en trouuer à me taire;
55
Bourgongne, tes drapeaux m'en devoyent bien sommer
Que ce rouge et ce blanc sont tristes à nommer.
Me veux tu alleguer un esclat de lumiere,
Deux Soleilz, deux esclairs qu'enferme ta paupiere?
De grace, pren pitié de mes infirmitez
60
Ie ne me cognoy plus à ces diuinitez:
Les traicts qu'on dit qu'Amour forge dans ces boutiques
Fuijent le sens commun, et les seulz Platoniques,
Que je ne creu jamais, en croyent les eslans;
L'inuisibilité chatouïlle les flamens
65
Comme ce qui n'est point; Aristote plus sage
M'enseigne de mes yeulx l'indisputable usage;
Et puis que m'ajustant tout vis à vis des tiens
Ie n'y rencontre rien que l'image des miens,
Ce paradoxe vault la peine de l'entendre
70
Si les miroirs sont beaux qu'en ce qu'ilz peuuent rendre?
A ce conte, Clorinde, en regardant mes yeulx
Ta gloire les illustre, et ilz en valent mieux
Trente fois que les tiens; car si je les regarde
N'y trouuant rien que moy je n'y voy rien qui darde.
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75
Les perles que j'ay dit les avoir veu verser,
Si perles tu les crois, va les faire percer:
Et si pour establir la valeur de tes charmes
Tu te fais le present d'un beau carquant de larmes
Ie ne t'enuie point la rente de tes eaux,
80
Les terres d'Orient m'en donnent d'assez beaux.
Veux tu faire credit aux rubiz de ta bouche?
En amy, garde bien que personne n'y touche;
I'y ay par trop touché pour t'aider à tromper
Des marchans d'un Corail si aisé à coupper.
85
Que s'il n'est question que de similitudes,
Ie le veux bien, mais certe ayons en de moins rudes.
Passe dans ton jardin, tu m'y verras toucher
Des rubiz et plus beaux, et plus doux que ta chair,
Ces cerises le sont, ces fraises, ces groiselles,
90
Ces mores des Meuriers, ces rapporteurs fideles
Du malheur de Pirame ont de quoy deualler
Le lustre des ioyaux que tu veux estaller.
Si l'enuie me prend d'en baiser une fresche,
De la baiser si fort qu'ij faisant de la bresche
95
Ie la creue et la tue, ha! qu'à l'heure ce sang
De Pirame me verse un agreable estang,
Que ma langue s'y plaist, s'y esgaye et s'y laue!
Crois tu pas que Tisbé s'enflamme de ma baue,
Et ne souffre plus rien de violent la bas
100
Que de me veoir ainsi et ne me baiser pas?
Au moins appren comment je me passe sans peine
Du fruict de tes baisers. Ces fruicts n'ont point d'haleine,
Et tu en as tousiours, et tu en as par fois,
Et tu en as souuent telle que si ta voix
105
N'asseuroit mon oreille à tes mots coustumiere
Ie te soupçonneroy d'un malheur de derriere.
Vn rheume de poulmons, un catarrhe salé
Sur une de tes dents froidemant devallé
Peut mettre l'une en poudre, et l'autre en pourriture:
110
Et si ton estomach chargé de nourriture
Decharge ses vapeurs, et que tu sois Venus,
Pourroy ie dire moins que, Cyprine, tu pus?
Ie le diroy, Clorinde; et à raison plus forte,
Me deusses tu fermer ta parole et ta porte,
115
Ie te supplieroy, qu'en retenant ce vent
Tu voulusses ouurir ta bouche moins souuent.
Ces fruicts de ton jardin ne portent point de crasse,
| | | |
S'ilz en portent, tu sçais que c'est la bonne grace
Que leur laisse la nuict, et que ce beau vernix
120
Empesche le soleil de les rendre terniz,
Et n'estoit que l'Aurore en fust si amoureuse
Qu'elle ne seroit pas tousiours si matineuse.
Mais si le malheur veut qu'à l'heure du leuer
Ie t'oste le loisir de te pouuoir laver,
125
Que je t'attrappe à jeun, que peigne, que peinture,
Que poudre n'ayt encor controllé la Nature,
Pardonne à ma rondeur de bouche, si je dij,
Ce visage n'est point le mesme d'à Midij;
Tu n'es qu'une Clorinde, et la metamorphose
130
T'en faict deuenir deux; tu l'es de nuict en prose,
De jour tu l'es en vers. Donnez vous garde Amans,
Il se trouue de deux sortes de Diamans;
Les parfaicts sont parfaicts au jour de la chandelle
Comme au Soleil du jour; la femme qui est telle,
135
Telle le jour, le soir, la nuict, et le matin
Merite bien le nom d'un Ange feminin:
Tu ne l'es pas, mon Ange; et je ne doibs te plaindre;
Personne n'en a veu qui ne les a sceu peindre;
L'imagination en faict trouuer aux foulx,
140
Et, à n'en mentir pas, cela sommes nous tous.
Ie n'en demande point de preuue plus notoire
Que ta gorge et ton sein, et ces pommes d'Ivoire
Qu'on nous faict adorer, comme nous apprenons
Que des peuples iadis adoroyent les oignons.
145
Vne bosse de chair, une apostume enflée
A receuoir le sang d'une despucelée,
Vne vessie, un scirrhe, une ampoulle de laict,
Vn goitre nous enflame, et le sein nous deplaist
Qui n'en porte la pair esgalement bouffie;
150
L'amour en faict la mouë à la philosophie,
Qui ne souffrit iamais à la fois tant d'affronts
Qu'à nous veoir prosternez deuant ces demi-ronds.
Honteuse lascheté, infame vitupere,
Que la terre et les eaux, l'un et l'autre hemisphere
155
Ploye soubz l'animal qui pour un doigt de laict
Perde le souuenir de l'empire où il est!
Ainsi ta belle main, Clorinde, qui se baise,
Qui se patouïlle tant, quoy que fort à ton aise
Tu viennes d'employer ces petits doigts pointuz
160
A des necessitez deuenues vertuz
Depuis le grand forfaict que la premiere femme
| | | |
Nous a communiqué, faut il que je me pasme,
Que je faille à mourir, que ie creue d'esmoy,
La voyant familiere à d'autres plus qu'à moy?
165
Ie ne le sçauroy plus; mes passions sont mortes
Pour choses de si peu: s'il m'en reste de fortes,
Ie me les garde exprès pour en cherir des mains
Qui ne mourront jamais qu'auecque les humains.
Les belles mains de fer des grands freres d'Orange,
170
Qui firent à Neptun jadis trouuer estrange
Comme ses flots sanglants au retour de Nieuport
Trouuerent de la peine à reuenir du bord,
Tant que reconnoissant le furieux carnage
Qui les embarassoit le long de ce riuage,
175
La crainte l' enuoya reculer si auant
Qu'il en incommoda les peuples du Leuant,
Ces redoutables mains, ces fleaux de la vengeance
De l'Ange destructeur, depuis que sa clemence
Ne trouue plus de quoy sa Iustice barrer,
180
Ce sont les seules mains que je puis adorer.
Et veux tu qu'au retour de ce meilleur homage
Il m'en reste pour toy, que j'aye le courage
De faire sacrifice à de si baz autelz
Venant d'en immoler à ceux des immortelz?
185
Certes, si pour des mains il me demeure en l'ame
Du respect serieux, j'euiteray le blasme
D'auoir mal employé mes admirations,
Ie choisiray par tout la fleur des nations,
I'honoreray ces mains, ces belles interpretes,
190
Ces langues en papier, ces causeuses muëttes,
Ces mains qui au trauers des siecles et leurs nuicts
Ont sceu communiquer le Pere au petit filz,
Ont immortalizé les pensées des hommes,
Faict conserue des jours, et au siecle où nous sommes
195
Laissé par testament les aages de jadis,
Ces fideles tesmoins des eternelz edicts,
Ces immortelles mains, ces notaires des Anges
Me demandent, Clorinde, un tribut de louänges
Si ample, si profus, qu'en reuenant sur toy
200
Ma flatterie dit n'y trouuer plus de quoy.
Mais dij que la blancheur me rend ta main aimable;
Ce riuage dira qu'elle cede à leur sable,
L'Albastre s'en rira! la croy, le potiron,
A costé de la neige elle deuient charbon.
205
La faut il donq cherir pour la veoir si petite?
C'est faire tort aux nains: pour la veoir soupple ou viste?
Il n'est petit larron ni poure basteleur
| | | |
Qui ne s'en formalise. Hausses tu sa valeur
A raison de la chair qui en est potelée?
210
Ta fesse l'est bien plus, et cette bien-enflée,
Ce coussin, ce balon s'offense justement
De veoir empieter dessus son element.
Tes ongles et les miens sont ilz pas d'une estoffe?
Et si les miens sont grands m'en juges tu plus goffe?
215
Mais, dit on, grande main marque grand jugement.
Il paroist bien, Clorinde, à cela seulement
Que par où les niaiz t'estiment adorable
Ie ne te trouue pas seulement tolerable;
Et bien verra quelqu'un de la posterité
220
Qu'il m'a falu des yeux pour tant de verité.
Mais helas, que ces yeux te feroyent bien un conte
Plus digne mille fois, si ta juppe et ta honte
N'en couuroyent le subject; mais la ciuilité
Te soulage en cela d'un traict d'habilité.
225
Nature tu le sçais que, sans la violence
De ton ardeur mijstique, et cette impatience
De nous perpetuer, qui nous pousse ignorans
A la necessité de deuenir parens,
Il n'y a ni raison, ni force, ni priere
230
Qui portast noz desirs par dessus la jartiere,
Pour ij aller trouuer ton signalé defaut
De n'avoir acheué le masle comme il faut.
Va te cacher, Clorinde, en regardant ta cotte
Le dehors du logis me faict songer à l'hoste,
235
Et cet hoste, Bons Dieux! Va viste te cacher
Ie me sens defaillir à force de cracher.
Il te reste une cuisse, un genouïl, une greue,
Vn gras de jambe, un pied; mais tu es fille d'Eue,
Et je suis fils d'Adam, et tes oz et ta chair
240
Ne sont que ce que Dieu m'a voulu arracher:
Et veux tu qu'auec toy pestri de mesme plastre
I'adore ma copie, et deuienne idolatre
De partie de moy? L'Auteur de touttes choses
N'en disposa iamais comme tu en disposes:
245
Accompagnons, dit Il, cet homme, et l'endormit;
Et la femme fut faicte, et cet homme la vit,
La receut et l'aima: mais que d'un feu de rage
Il se soit emporté à luy faire l'homage,
Les sermens, les devoirs, les seruices, les voeux
250
Qu'on demande aujourdhuij à ses poures nepueux,
Il ne s'en parle point dans tous les saincts Volumes.
| | | |
Si ne faut il doubter que ces diuines plumes,
Veritables par tout eussent faict mention
Plus tost de son amour que de sa passion.
255
R'auisons nous, Clorinde, et nous aimons de sorte
Qu'on dit qu'Adam vit, et qu'Eue n'est pas morte;
Toute raison le veut que le monde enviellij
Fasse noz iugemens viellir auecque luij;
Et quoy que l'on dispute, il nous faut estre sages
260
D'une proportion tres-double aux premiers aâges,
Car, à considerer tant de millaines d'ans,
Nous ne sçaurions plus viure au siecle des enfans.
Hag. ult o. (31) Martij 1).
| |
Le revers de la cour2).
Pour y porter de noz nouuelles,
A changé trente habits diuers
Pour y en apporter de telles.
5
Que les Estats ont trop d'argent
Pour n'auoir que si peu de debtes;
Que leur Armée se ressent
Du reuenu de leurs conquestes;
Qu'ilz sont plus maistres de la Mer
10
Qu'ilz ne l'estoient du temps d'Hemskercke 3);
Que rien ne leur est moins amer
Que la sortie de Dunkercke 4);
Que l'estat des Admirautez
Ne fut iamais en si bel ordre,
15
Que la Iustice et l'equité
N'y sçauroient moins trouuer à mordre 5);
Que la conqueste du Ponent
Ne touche en rien à la Bahie 6);
Que l'Amerique en un moment
20
Se verra voulue et rauie;
Que Puertoricco est delaissé
| | | |
Comme de prinse trop facile,
Le chasteau estant bien aisé
A qui eust sceu prendre la ville 1);
25
Que le Prince n'a rien trouué
Dedans les coffres de son frere 2),
Que iamais il n'a esprouué
De changer une fille en Mere 3);
Qu'il est tenu pour impuissant,
30
Que sa Princesse en faict la plaincte,
Qu'elle ne le veoid qu'en passant,
Qu'il ne l'aime que par contraincte,
Luy voyant le front si ridé
Qu'elle y noye le fard à l'once,
35
Ce que pour le reueoir vuidé
Il faudroit de la pierre ponce.
Qu'il est le plus laid Hollandois
Qu'on aijt veu naistre en la Prouince 4);
Qu'en iugement, en taille, en voix
40
Il ne possede rien du Prince;
Que l'Espagne luy faict pitié
D'auoir tant mis à cette guerre;
Sur touttes choses de la terre.
45
Que le Roy des Bohemiens5)
Se meurt du plaisir d'estre maistre,
De joye d'estre loin des siens,
De crainte de s'y veoir remettre.
Que la Reine n'a point d'enfans,
50
Qu'elle a perdu coeur et courage 6),
Qu'elle apprehende que les ans
Ne luy reparent son naufrage.
Que les joyaux de Buckingham7)
| | | |
Font des finances nompareilles,
55
Que les marchands à Amsteldam
S'en resiouïssent à merueilles.
Que le Prince de Portugal1)
Va se restablir par les armes;
Que son Cadet 2) monte à cheual
60
Pour en annoncer les alarmes;
Que son Aisné 3) comme heritier
Y est porté de pleine rage,
Le sang luy en monte au visage.
C'est la Duchesse soeur D'Orange 4),
Fera mourir un Conte estrange 5).
Que la Comtesse 6) est trop putain
70
Pour estre vielle et en vefuage,
Mais que le iour d'apres demain
Elle retourne au mariage;
Que le grand Comte son beau filz 6)
Ne sçauroit dementir sa race,
75
Qu'outre l'esgalité d'espritz
Sa soeur 6) et luy n'ont qu'une face.
Qu'il n'y a rien de si dispos
Que la Chelandre7) nostre Mere,
Qu'elle se lasse du repos,
80
Qu'elle se repose en carriere.
Que Schelle8) dance nuict et jour,
| | | |
Que Zeuenaer1) est hors de grace;
Que Duuenuoorde2) est hors d'amour;
Que Rosselle2) a forfaict sa face;
85
Que La Verrie2) n'a point d'yeulx,
Qu'il n'y a païsane au monde
De qui le sein ne vaille mieux;
Que la Masure2) est toutte blonde.
Que le Rhin-Grave3) seroit beau
90
S'il n'auoit la barbe tortue;
Que le beau Comte de Nassau4)
A l'esprit court comme la veuë;
Que le iadis petit Hanau5)
N'abhorre rien que l'exercice;
95
Que Stierum6) sue sang et eau
De peur qu'on defende le vice.
Que l' Admiral7) fuit dessus tout
La Mer, l'Amour et sa Maistresse;
Que Beuerweert8) n'a point de goust
100
Qu'a faire espargne de richesse.
Que Morgan9) souhaitte la paix;
Que Schmelzing10) va en capriole;
| | | |
Que Brogg1) ne s'escrima iamais
Si bien en effect qu'en parole;
105
Que Wits2) a perdu la faveur;
Que Ghent3) ne l'a pas meritée;
Que Dorp4) trahij par une soeur
Que Logé5) plaint l'accroissement
110
De la famille de son maistre;
Que des Champs6) est tousiours absent;
Que Merlot7) ne le voudroit estre;
Que Iunius8) pleure d'avoir
Perdu la fraise et les affaires;
115
Que Huygens est fasché de veoir
Le grand trauail des Secretaires.
Que Cloet9) rebrigue le drappeau
Desgousté de la Lieutenance;
Que De Bie10)+ va sauter dans l'eau
120
Pour mourir plus tost qu'on l'auance;
| | | |
Qu' Andelo1) meurt de mesme peur;
Que Mansart2) n'aime dez ni Dames;
Que Caluart3) se rend vainqueur
De l'importunité des flames;
125
Que Liere4) jouë son vaillant;
Que Du Teil5) n'ose plus despendre;
Que pour estre sage et galant
Aspren6) n'a plus besoin d'apprendre.
Que Pontaubré7) est emmaigri
130
Depuis qu'il a quitté la France;
Que le voyant si mal nourri
Champdor7) a mieux doublé sa pance.
Que Nicastre8) ne peut monter
Tous les cheuaux de sa Princesse;
135
Que Launé7) ne sçauroit comter
Tous ceux que nourrit sa Maistresse.
Que la chere de Loon9) chez luy
Vaut bien celle de chez son Prince;
Que Dimmer10) est si enviellij
140
Qu'il ne rid plus qu'on ne le pince;
Que Montens11) manque de discours;
Que Verdoes12)+ souffre qu'on le blasme;
| | | |
Que Knuijt1) est Tresorier tousiours;
Que Borre2) ne veut plus de femme;
145
Que Wijnants3) pere d'un beau filz
Prie Brouärt4) à son Baptesme;
Que Van Ghilsen5) n'a point d'amiz;
Que De Gheijn6) mesprise soy mesme.
Que la Foy et le repentir
150
De l'Euangile est une fable;
Que l'Escriture peut mentir
Si tout cecij n'est veritable.
| |
Aen Brosterhuysen met een boeck.
| | | |
Op de vischmerckt valiant
| |
Pour l'enfantement de madame la princesse2).
Bouton de fleur d'orenge, ente du grand rameau
Apres qui le soleil n'esclaire rien de beau,
Rose de grand matin, soleil dedans la nue,
Perle dedans l'escaille, estoile descendue
5
Sur la terre hors des Cieux, où de necessité
Il s'en doibt trouuer une à dire cet Esté,
Acheue de venir, sois contente de luire,
De guerir l'vniuers, qui va de mal en pire
Surchargé d'avortons; semence de Iupin
10
Ne te refuse plus à reculer la fin
Du monde trespassant; petit modelle d'homme
Rends la perfection au siecle qui t'en somme,
Sois tu du sexe entier, sois tu du moins parfaict,
Tes auteurs ne sçauroyent rien former d'imparfaict.
15
Mais vien viste mon Coeur, et pour nous faire viure
Cesse de nous tuer; il nous tarde de suiure
Tes petits pas foibletz, et de baiser ces mains
Faictes pour assommer les plus fiers des humains.
Ha! mains heureuses mains, qu'il vous reste d'ouurage
20
A receuoir par jour mille devoirs d'homage,
Mille deuotions, que les coeurs Hollandoiz
Ne lairront point ceder à ce qu'on paye aux Roix.
Vien donq quel que tu sois, ou belle prisonniere
Ou gentil prisonnier, rien ne te tienne arriere,
25
Vien prendre en liberté le monde pour maison,
Mais garde bien sur tout de rompre ta prison.
| | | | | |
27. Meij 1626. Geboortedagh van Prins Willem van Orange.
Oragnen heeft een kind; Wat draeght het, Broeck off Rock?
Dat's nu te laet gevraeght, men hoort het aen de klock.
Maer waer 't geen Soon geweest, wat hadden wij gedaen?
Hadd niet het klock-gerucht all even wel gegaen?
5
Jae, buyten twijffeling, men hadde'r oock geluydt,
En klock op klock geroert, maer met de' klepel uyt.
| |
Caspari Barlaeo, doctori medico, vati et amico summo, Ut levare morbum pergat iterato carmine1)+.
Umbra mei, vix ullus eram; vestigia magni
Nominis urgebat pes tertius, omnis ab omni
Cesserat impexum fugiens per tempora crinem
Ore rubor: stabant oculi, poterantque videri
5
Sidera de fixis, emortua sidera coelo
Pallenti. stabant, nec si pagina (cuius?
Da summos, Barlaee, Viros, da quemlibet, uno
Te reliquo:) nec si contra monumenta stetissent
Cum saeclis victura, loco cessura putasses.
10
Spiritus (hunc moui solum) spirabat, ut olim
Vidimus aestivis quiddam sudare cavernis;
Halitus hic dici possit, si possit; Ab illo
Aëre quis vocis fragor? heu! quem regna silentûm
Nocturnique Dei, votaeque soporibus umbrae
15
Sustineant, non, Luna, tuos obtundat amores.
Verbo, talis eram, qualem Barlaee vel hostem
Obvius aut gemitu aut lachrimâ digneris obortâ.
Cum subito de te praegnantem Carmine chartam
Intuito et multo solantes omine ceras,
20
Praebentique auidam blandis affatibus aurem
| | | |
Hei mihi quam vires traxerunt ossa novellas,
Quam caepi meus esse, iterumque, iterumque renasci,
Et morbo procul esse meo, componere gressum,
Porrectumque efferre caput! stupuistis amici;
25
Atque aliquis, nata est, inquit, haec vate Galeno
Pagina, et inclusit, quo nunc quoque digna fouetur
Extorquenda sinu. Mihi sensim hygieia vigorque
Pristinus obrepunt. pergin praevertere, pergin
Festinae laudem solus meruisse medelae?
30
Esto quod es, Barlaee, mihi, confunde Poetam
Et medicum, duplicemque Deum tam saepe propina,
Ut recreer, sanerque simul; salvere priori
Carmine praecipiti iussus medicamine, credam
Perpetuum cogi nullus languere secundo.
Ante recidiuam. 15 o. Iun. 1).
| |
Panegijre2).
Ne me croy point, posterité,
Va presumer sur la louange
Du braue Souuerain d'Orange.
5
Preste ta foy aux estrangers
Qui volontaires, passagers,
Sans interest, sans recompence,
Au seul esclat de sa vaillance,
Ou Capitaines, ou Seigneurs
10
Ont refusé la gloire ailleurs
De la conduicte d'un armée,
Pour apprendre où la renommée
Auoit tant trouué de subject
De tant d'honneur qu'elle luy faict.
15
Ilz te diront que sa presence
A condamné la grand' croyance
Qu'ils en auoyent conceu' de loin,
Et que luy mesme son tesmoin
| | | |
A faict veoir qu'à tant de merueille
20
Il faut de la foy nonpareille,
Et que ce qui ne monte aux Cieux
Ne sçauroit approcher des Dieux.
Ilz te diront que la nature
Ne pouuant rien souffrir qui dure
25
S'estonne de nous veoir encor
Que nous laissa le grand Maurice,
Que les ordres de sa milice
Que sa prudence et sa valeur
30
Et sa conduicte du bon heur
Ont seulement changé de maistre,
Et que le voyons tant renaistre
Au frere qui nous est rendu
Qu'à peine l'auons nous perdu.
35
L'Espagne par tout souueraine,
Par tout en coustume ou en peine
De tout vaincre ou tout mespriser,
N'attendoit qu'à nous maistriser;
Et jà sembloit que la gourmande
40
Ne demandoit les eaux d'Hollande,
Soule de tant manger de gens
Que pour s'en nettoyer les dens.
| |
Cunae auriacae. Sub natalem principis Gulielmi1)+
Dy Batavum, Dy Belgarum, Dy quotquot ubique
Vivitis, et littus non laeuo lumine nostrum
Aspicitis, praestate Deos, et singula quique
Numina in has pleno profundite sidere Cunas.
5
Spes jacet hic Batavûm, et quiddam quod praestat Iülo
Dardanidae: fuerit certe magnae arboris ille
Truncus, hic, hic majoris erit in saecula ramus.
Perpetuam libertatem, jus Vindice ferro
Tutandum, infandique odium immortale Tyranni
10
Hoc legimus vultu; quem quondam sole propinquo
Ferre negabit adustus Jber; plus fulminis illo
Projicitur, quam cum medio sublimior axe
Torres, Phoebe, diem, et summo discrimine findis.
En caput, en ferro factos per tempora cinnos,
15
En frontem aeternae subituram frondis honorem,
| | | |
En cristis galeâque, et sanguine subter Jbero
Velandam, si sola datis tria lustra Sorores,
En patrium nasi decus, en sub fronte virili
Maternos oculos, et jam nunc saeva minantes
20
Hostibus et promittentes non saeua puellis.
Ecce, cui roseo cedatis fraga labellum,
Os patrium, os maternum, os oscula figere natum,
Imperio natum magis, et magis arma ciere,
Arma, viros, aciemque et ferro impingere ferrum;
25
Os natum, populo in magno si forte coorta est
Seditio, mulcere animos, et ponere fluctus.
En humeros ferre arma pares, en brachia grandes
Admissura toros, et longas Principis olim
Porrectura manus, quas non nisi crimen et hostis
30
Horreat, in justos aequas aeque atque benignas.
Caetera quid memorem? bene sic, natura, probeque
Curasti; fecisse marem laus omnis et una est.
Mox faciat mas iste mares, quos mascula longum
Ditet et aeterno connectat germine proles.
35
Dij Batavûm, Dy Belgarum, Dy quotquot ubique
Vivitis, ardenti faciles concurrite Voto.
17o. Iunij. Febre correptus.
| |
[Hastez vous de mourir, mortelz]
Hastez vous de mourir, mortelz 1),
Il n'y a place dans le monde
Que je n'y aye mes autelz,
Tant ma Megere me seconde.
Qui desarment les passions,
Toute froideur et toute flame
Charge l'esprit d'aveuglement,
Mais celle qui m'esgaye l'ame
20
C'est la cholere seulement.
La honte du chef des guerriers 2)
Me vault la mort de vingt Bellones.
| | | | | |
A monseigneur le prince d'Orange1).
Ie ne plain point le mal qui faict bouïllir mes veines,
Ie ne regrette point la longueur de mes peines;
Ma douleur tolerable a de quoy m'appaiser,
Et la fiebure qui bat ne faict que me baiser.
5
Ie puis me consoler d'un million d'exemples,
Et si les malheureux couchez deuant les temples
Ne m'en donnent assez; je voy ces maux courans
N'espargner aujourdhuy les petits ni les grands.
Mais un' autre langueur, une melancholie
10
Suffoque mes esprits; ha! mon Prince, une enuie
De me rendre à tes pieds; de te prester les doigtz
Qu'il t'a pleu releuer par l'honneur de ton choix.
Mais ces doigtz sont si morts, tant d'esprits, tant de force
S'en est veu retirer, qu'il semble que l'escorce
15
M'en reste seulement; la peau dessus les oz,
A peine chasque nerf ij trouuant son encloz.
Puis le jaret me faut, et le genouïl me plie,
Ie me porte à trois pieds; il n'y a sang ni vie
Dedans mon pasle front, mon visage enfoncé
20
Ressemble à un pourtraict à moitié effacé.
Quelle pitié, mon Prince! et quand reuiendra l'heure
Que je revienne à moy; que mon ame ne meure
De l'apprehension qui ores la deffaict,
Que tu prennes mon mal pour un mal contrefaict?
25
Pour une lascheté, une paresse vile
Qui me fasse fuïr le tracas de la ville
Pour me desobliger de celuy de ta Cour?
Mais ne puissay-je plus esperer le beau jour
De ton oeil gracieux, puissay-ie de ma couche
30
Ne bouger à jamais, puissay-ie cette bouche
Cette main, ces deux pieds ne veoir plus employez
Ou ton commandement les a tant enuoyez,
Si je me dissimule, ou si je donne une heure
A mes commoditez. I'ay veu que la demeure
35
D'hermite me plaisoit, que lez boiz et les champs
Me sembloient tousiours mieux resonner à mes chants,
Que je me desroboy au beau lieu où nous sommes,
Que j'aymoy mieux le bruict des fueilles que des hommes,
Que j'abhorroy le monde, et craignoy de broncher
40
Contre qui d'amitié me voulust approcher.
Quand cette humeur d'aucuns fut dite phrenetique,
| | | |
D'autres, plus à propos, un peu trop poëtique,
Mais, Prince, c'en est faict; je me suis apperceu
Qu'il faut sçauoir au monde, et souffrir d'estre sceu,
45
Faire l'homme par tout, l'animal sociable,
L'accostable, l'Adam, que la voix adorable
Du grand Dieu qui le fit defendit d'estre à soy;
C'est de quoy j'ay tiré la suitte dessus moy;
Et depuis la faveur que tu m'as octroyée
50
De viure Courtisan, mon humeur desployée
Se donne à l'Vniuers, je souffre d'estre mis
En tant de portions que je gaigne d'amiz;
Mon ame est à chascun, et si j'ay la puissance
I'en leue l'oppressé, j'en sauue l'innocence.
55
Mais c'est apres la part que seule je t'en doibs;
Prince, c'est tout ce coeur, cette main, cette voix.
Sus voix et main et coeur hastons nous de reuiure.
Mais j'attens seulement que ta main me deliure,
Seul Dieu de mon salut, mon unique recours;
60
Escarte ce nuage, et r'esclaire mes jours.
Ie n'ay eu dans le coeur mouuement ni pensée
Qui ta justice n'ait justement offencée;
Mais viens tu demander la rigueur de tes droitz
Au moins digne vassal de l'ombre de ta Croix?
65
Ie l'assigne, Seigneur, sur Celuy que tu aymes,
Sur ton Type engraué, ta Parole, toy mesmes,
Et ne portant ailleurs ni coeur ni oraison
Ie t'en ose sommer de pleine guerison.
Febre correptus. 19o. Iun. Hag.
| |
Koortsige bedde-bede1).
Wilt dan deerniss met my hebben,
En de qualen eens doen ebben
Die my perssen vloed op vloed,
Valt mij niet te lastich banghe,
5
Heer, en worstelt niet te lange
Tegen dit onmachtigh bloed.
Machteloos en schuldigh kenn' ick 't,
Maer voor dijn gesicht bekenn ick 't,
Daer genade staet bij Recht,
10
Laet mijn' sonden dusend wesen
Emmers blijv ick noch dijn knecht.
| | | |
Emmers een van dijne schapen,
Die ghij met de trouwe wapen
15
Van dijn' Engelen besett,
Schadeloos doen wedervaren
En ten halven hebt belett.
Doe ick langs de klippe-trappen
20
Op vier voeten moste trappen
Daer den afgrond nevens lagh 1),
Daer mijn' herssenen af klagen
Dat sij noch een' draey af dragen
Als 't mij somwijl heugen magh:
25
Doe ick door den mist gedreven
Tij en haven mis gedreven
Endelick ten sande stack,
Daer mij niet te kiesen stonde
Verre van bekenden gronde,
30
Dan een bootgen als een wrack 2):
Doe ick tuschen karr en paerde
Met het opperst naer der aerde
Viel, en hong, en niet en viel,
Met de handen inden teugel,
35
Met de beenen door den beugel
Ter genade van een wiel 3)+,
All om hebt ghij mij gedragen,
En gedreight met schaduw-slagen,
En geschort ter halver vall.
40
En is 't nu een flauwe toortse
Van een ongesiene koortse
Die mij 't onder houden sal?
Waer is 't vijer, waer zijn de kolen,
Onder welcke darmen-holen
45
Staet den rooster die mij braeyt?
| | | |
Die haer' wonden leeren kennen,
Leeren aen 'tgesicht gewennen,
Half genesen, half gepaeyt.
Waer af komt de vloed en ebbe
50
Die ick in mijn' leden hebbe?
Waerom gaet het uerwerck vast
Dat soo veel kost van ontstellen,
Doender ons soo veel mis-tellen
Daer de meester staegh op past?
55
Maer het zijn dijn' diepe gronden
Die wij noyt en ondervonden,
'Tzijn dijn' wonderen, o God,
Daer ghij ghierighe bevragers,
Sterren-boorers, hemel-plagers
Nu en houd' ick 't nedrigh ooghe
Niet all uyt in 't zeil soo hooghe;
Maer ô Kenner van mijn hert,
Een gebeedjen moet ick lesen,
65
Wilt mij kennelick genesen
Van mijn' onbekende smert.
19o. Iunij. Hagae, febre correptus.
| |
Sol1)+.
Si j'avoy moins besoin de langues que de yeulx
Ie meneroy du bruict sans cesse dans les Cieulx;
Mais n'y seruant pour tout que de torche allumée,
La gloire du discours est à la renommée.
5
Vous suffise, Immortelz, que maistre des saisons
Ie vous fasse jouïr du bien de mes rayons,
Que mon oeil soit le vostre, et n'y ait coin de Terre
De Ciel, de mer, d'enfer que sa lueur n'esclaire.
Vous allez descouurir la force de ses traictz
10
Les voyans affronter la Mere des attraictz.
Dieu gard, le Forgeron des Cieux.
Dieu gard, le lanternier des Dieux.
Dieu gard, le grand pere du monde.
Dieu gard, le grand faiseur de ronde.
| | | |
15
Ie te porte des nouueautez.
Tu viens de chez quelques beautez.
De la plus belle des plus belles.
C'est me parler des immortelles.
De la plus forte des putains.
20
Cela regarde les humains.
De la compagne de ta couche.
Parle plus clair, cela me touche.
De ta Venus, de ta moitié.
Ie suis seur de son amitié.
25
Si est bien le Dieu des alarmes.
Cyclopes, accourrez, mes armes!
Mais desia sont ilz à l'esbat.
Ha Iupiter! le coeur me bat.
Toutte ton aide viendra tarde.
30
I'y porteray mon halebarde.
Son coup de picque vault bien mieux.
Ie le feray mocquer des dieux.
Mais ta Venus sera mocquée.
Mais ma fureur sera soulée.
35
Mais tes cornes en paroistront.
Mes freres m'y reconnoistront.
Mes freres infiniz, qui voz branches cornues
Ne cachez presque plus que dans les hautes nues,
Vous estez des mortelz, et je ne mourray point;
40
Contentez vous qu'un dieu vous ressemble en un point.
| |
A monsieur Wits sergeant major general etc.1).
Si mon Prince me lit, qui j'espere lira
Ce qu'encor mille fois cette main escrira,
Cher Amij, sois des .. et ne souffre de grace
Que ma sincerité soit prinse pour audace,
5
La ronde humilité de mon intention
Pour un pas d'escolier, ou de presumption.
Di, Prince, (s'il s'en fasche) au moins en ta clemence
| | | |
Considere son mal, et preste ta defense
Aux imbecillitez d'un Poëte fiebureux.
10
Mais, si je me taisoy, n'en dirois tu pas mieux?
| |
Caspari Barlaeo viro amicissimo cum altero carmine salutem aegrotanti falso ominatus esset1)+.
Heu Barlaee parum invalido valuistis amico
Hippocratea cohors, procul estis ab omine Vates.
Me gravior recidiva tenet, me tertia torret
Quaeque dies, mediâ Medicorum nausea torquet.
5
Jam prohibe versus, jam totum Helicona, domosque
Pieridum praeclude, satis sic urimur unâ
Febre, nec asciti face fas ardere furoris.
Tu quoque verte stylum. quo si Barlaee mederi
Non laevâ ratione voles, omitte nefandos
10
Numina vana Deos, et caeci somnia saecli;
Sursum oculos, animumque leva, fer seria sursum
Vota pius, venerare Deum, qui sidera nutu
Torquet, et hoc uno formavit sidera nutu,
Ille meum vestrâ prece delinitus, Amici,
15
Ille meum vestro flexus deliniet ignem,
Audi Summe Deus, nec, si quae gratia restat,
Longius heu! merito plenam differto salutem.
Febricitans. 21 o. Iunij 2).
| |
Le zephire3).
Augmenter la froideur qui secoua mes ....
Mais un quart d'heure passe, et je me trouue en flame
10
En angoisse de coeur, qui fit dire à mon ame
| | | |
Ha Zephire reuien, je doibs esvanouïr
Si tu ne fais ce coeur viure et espanouïr.
Le Zephire reuient, je le reçois en sorte
Que j'en dis mainte fois que n'es tu une porte
15
Fenestre petit trou, pour me fair avaler
Plus prodigalement cette faveur de l'air.
Puis mon ame monta et jetta ma pensée
Sur l'humeur des mortelz, aussi tost repoussée
Que portée au desir, dont je dis, Tout puissant,
20
Que feras tu pour faire à tous le complaisant,
S'il ne faut rien qu'un vent et quinze momens d'heure
Pour faire seulement qu'un en viue, un en meure.
Febre correptus Hagae 25o. Iun.
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'tSpoock te Muyden:
Daer ick sliep in graef Floris de v.es gevang-kamer1)+.
Tesselscha, die lijden kondt
'Tsott gerammel van mijn' mond,
Selver als mij dunckt ick stamer;
Hoort; het spoockt in dese kamer.
5
Kont ghij 't lijden? jae, ghij moet;
'T spoockter, maer in mijn gemoed.
Swanger-hoofdigh van gedachten
Over 'tweder-sijds verkrachten
Vanden meester en den knecht
10
Bey ten vuylsten aengerecht,
Kruyp ick tusschen dese lakens,
Daer ick menigh' ure wakens
Wie men schuldigst keuren magh,
15
Of den terger, of den wreker,
Of den echten-bande-breker,
Of den breker van sijn' trouw,
Tegen 's lands Heer, om een' vrouw.
'Ksie den Graef hier liggen vloecken,
20
'Ksie hem kruypen door de hoecken
Van sijn omgetuymelt hert,
'Ksie hem smelten in sijn smert.
'Ksie hem zitteren van boosheidt,
'Ksie hem allerhande loosheidt
25
Schrapen bij den anderen,
| | | |
Vande balcken tot haer' daken,
Vanden hoosband tot het laken,
Vande venster tot de deur
Sluijter Gerrit hoor ick buyten
Woelen dat mijn' ooren tuyten,
'Khoor hem stomm'len door den nacht,
'Khoor hem rasen aen de wacht,
35
'Khoor hem kijven op de flauwe,
Reden eischen van de lauwe,
Bijstand van de moedigste,
'Khoor hem roepen, lustigh Vader,
40
Lustigh, Neeff, 't is geen verrader
Die het luck bij 'thare vatt
Daer 't een ander is te gladd;
'Khoorse loopen met hun allen
Opde doen-al-oude wallen,
45
'Khoor se luystren naer een spie,
Die weet hoe, en waer, en wie,
Hoeveel Kermers, hoe veel Vriesen,
Hoe veel lands-luy vande biesen,
50
Vallen over 's Graven zij;
'Ksie hem op soo swaren tijding
Met een masker van verblijding
Treden voor des Graven stoel,
En hem rucken naerden poel
55
Die het edel bloed most smetten
Doe 't de vlucht niet kon beletten.
'Ksie. wat sie ick achter dit?
'Ksie de Sonn, de muren witt,
['k Sie de schaduwen verdweenen]
60
[Die my vleesch en beenen scheenen,]
'Ksie myn selven, en mijn' schroom
Even ijdel als mijn droom.
Wie sal 't evenwel ontkennen
En mijn' seggens-eer niet schennen?
65
Tesselschade, 'tspoockter wat.
Vraegt ghij mij, hoe veel is dat?
'T is soo veel als oude minnen
| | | |
Door verrotte of dorre sinnen
Sou doen sweeren dat het Spoock
70
Vrij wat meer is dan een roock;
'T is soo veel als huys en hoeven
Huerlingen sou doen behoeven,
Daer het volckjen, soo gewoon,
Lichter dwaelt dan daer ick woon.
75
Mochten ghij en ick eens richten
Daer des duyvels kaers soo licht, en
Menschen van soo laegen trapp
Voor den hencker raken schrapp!
'Kmeen ons vonniss soude wesen,
80
All uw spoocken is uw vreesen,
Kont ghij 't vatten? Neen. Gij moet:
'Tspoockter, maer in uw gemoed.
Febricitans. 9o. Iul. Hagae.
| |
Repulsa febri, ut credebam, sumpto de humanis
ossibus ramento1)+.
Quis mihi ventriculum tepide novus insidet hospes?
Quis durâ se parte sui mihi miscet, et intus
Pulvereo per non sua viscera depluit imbre?
Aureus imber eras Divûm Pater, osseus hic est;
5
Te penes inventi sit honor, quae gratia restat,
Vendicat hanc qui sanatum sibi vendicat autor
Pulueris infusi Hugenium, quem dira, minantem
Osse, lues soloque abigentem pulvere fugit.
O pulviscule, de quo tu mihi corpore cumque
10
Raderis, et cassis instauras artubus artus,
Re gestâ reuocatus abi; cum laude peractum est
Quod poteras; solidare tibi: qua relliquus unam
Efficies socio compactus pulvere massam;
Aeternam voveo videas compacte quietem.
15
Quisquis eras, voveo: voueo et si truncus Iberam
Clauserit iste animam; Batavorum funeris iram
Absolvit sepelitque dies; odisse cadaver,
Hispani est; Batavi, Hispanum fecisse cadauer.
Quin ego, si praestant Batauis Hispana, quotannis
20
Auriacus voveo serat haec medicamina Victor,
Auctaque perpetuis crescat Medicina triumphis.
Hag. 25. Iul. febriculâ correptus.
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| | | |
Ontschuldinghe aenden heere Hooft wegen mijne sieckte.
Jn gemeten onrijm1)+.
Muijden, ick legg te bedde gevelt, veel platter as yemand
Die mette vallende sucht d'aerde van achtere' kust,
Koortsige kolen in heldere' brand verlange verandert
Doen mij den anderen dagh vreesen en viere' nochtans;
5
Seght het uw' Heer, oft weet ghij niet meer van tale, van antwoord,
Dien 't wel eer door uw' Heer beter as andere' stond,
Laet u geschien 'tgen' u noch mogelick van dage geschiet is,
Laet mijn' smalle' gesant door uwe grendelen in.
En ghij gesant staet stille voor hem, laet v kerven en houwen,
10
Geeft hem een opene borst, soo me' de vrunde' behoort;
Segt dan, die mij besond is Huygens, alle de dagen
Van sijn Leven uw vrund, alle de dagen uw knecht,
Wijt hem 't woord-breken' niet, hij was noyt schuldigh aen ontrouw,
Maer sijn' sieckte verrast beide sijn' yever en eed,
15
Yever all lang ter borste gevoedt, eed lange gesworen,
Soo men vrunde' beëedt, handen in hande' geklemt.
Staet daer Tessel om her, sij sal dat sweere' gedencken,
En mij daerom mogelick werpen het eerste verwijt.
| |
Begonnen danckseggingh voor verlossing uyt deselve sieckte2)+.
Zynder woorden in de monden
Van de Volkeren der aerd,
Zynder seggingen bevonden
Grieckscher off Romeyner aerd,
5
Zynder spreucken die myn lippen
Vollen connen tot den boord
En myn lippen soo ontslippen
Als de donder werdt gehoort.
Volckeren van uyt den Westen,
10
Volckeren van d'Ooster zy,
'K Verg u tong en taell ten besten,
Voert my elck vant 't syne by:
| | | |
'K hebb een pack op schouder leggen
Dat op schouder-hulpe beyt,
15
'K hebb loff, prys, en eer te seggen
'T eeuwich licht in eewicheyt.
God den Schepper uwer Vadren
Vwer kindern hooge Voocht,
God, die niet en hoeft te nadern
20
Om te keuren hoe ghy dooght,
God, uw Vader en behoeder,
Die het quade van u draeyt,
Die u decksel huys en voeder
Dat de Wildste van u voelt,
Niemand laten kan te vreesen
Hoe syn hert oock wille-woelt,
Dien Godt hebb ick toe te schreewen
30
Vijt dit hert, door desen mond,
Dien door aller eeuwen eeuwen
Op te loven vander grond:
Vander grond, de laege wooning
Daer de mensch, de groote mier,
35
In een stadige vertooning
Leght en kruypt van daer tot hier.
Vander grond, daer ick verslagen
Inden brand, jae selver vier,
Hebb myn herte leggen knagen,
40
En myn ziel doen ruymen schier.
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[Ardebat Coridon]
Ardebat Coridon; non quâ face torridus olim 1)
Arserat inflexae lentos Amaryllidos ignes;
Non aliâ, quae Phoebe tua est, cum celsior orbem
Partitus medium violento sidere mordes.
5
Primam longa dies curauerat, altera fago
Leniri poterat, leniri saepe solebat.
Heu longe grauiore foco, magis igne perenni
Ardebat Coridon, caecis per viscera flammis
Non magis incertum circumducentibus orbem
10
Quam coeli per inane vices, per littora, Nerei.
Cum pueri pallorem et nil Coridonis in illo
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Lumine, nil illâ soliti sub fronte ruboris,
Intuitus pallore pari, prae luctibus, Aegon,
Aegon primus amor Coridonis, et ultimus Aegon
15
Talibus incauti ferijt praecordia verbis.
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Aen sterre1)+.
'Khebb tongen t' mijn' verdoen: 'khebb dorpen min dan Steden
Ten uytvoer van mijn' saeck beleefdelick bereidt;
'Khebb vrienden, in getal, als 'tsand ten oever leit,
In aensien, menighmael meer waerd dan mijn' gebeden;
5
'Khebb, hadden 't andere, sij wisten 't te besteden
Ten plaester yeder een van sijn' afsienlickheid;
Maer, ô mijn laeste keur van nu in eewigheid,
Voor haer gemeene gonst verkies' ick verr uw Reden;
Uw' reden, en alleen uw' reden soeck ick aen;
10
Verbiedt ghij mij die door om t'uwent in te gaen,
'T sal noyt mijn' trachting zijn van sijdweghs in te delven.
Neen, Sterre, 'kben jalours van wat u eigen is,
En wie wat met u deeldt maeckt dat ick 'tmijne miss,
Soo soeck ick u alleen te dancken voor uw selven.
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Aende selve2)+.
Oft vrij ick averechts; oft most ick mij doen dragen,
En veilen ter genaed' van d'een' oft d'ander' tong;
Die mij gingh schilderen voor aengenaem, voor jong,
Voor wel en wijsselick besteder van mijn' dagen,
5
Voor vroed, voor lettermann, voor fix op alle vragen,
Voor regen-rijck in 't natt daer Leda van ontfong,
Voor all dat ijemand is die oyt na Sterre dong,
En voor mij uyt den bedd', na mijn wild dorste jagen?
Neen, Sterre, stondt ghij schoon op d' uytspraeck van dat woord,
10
Mits mij een derde mann dat woord most overtellen
In soo verdeelden gunst soud' sich mijn' ongunst quellen,
En 'tsall mijn vijand zijn wie dat het voor mij hoort.
Nu vrij ick u der moeyt, en tred' u selver tegen,
Segt jae, maer seght het mij, dat zijn de kortste wegen.
In Castris, Millingen 17o. Sept.
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Aende selve1).
De sterren-konst lydt last: dat heefts' u danck te weten,
Mijn' Sterre, mijn Comeet geworden met een' lonck.
Wel hebb ick droogen damp sien gloeyen tot een vonck;
En strax van niet tot ijet, en weer te niet versleten;
5
Maer sift ick all 'tversier van ghissers, van poëten,
Van Hemel-cijferaers, ick vind'er oud noch jonck
Die de Nature derv' belasten met dien spronck,
Dat ongesien verschepp van Sterren in Cometen.
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Sur ma hutte2).
Faisons la mouë à Diogene,
A sa besace et à son eau,
Comme le pin cede à l'ebene
Ma hutte cede à son tonneau.
5
Palais de paille, ma retraicte,
En mesme temps fondée et faicte,
Royaume comme je suis Roy,
Deuant toutte philosophie
Ie veux que nostre modestie
10
Ne trouue rien d'esgal à soy.
Qui me dira que le Cynique
N'ayt choisi le tonneau exprès
Par speculation physique,
Pour s'en eschauffer de plus près?
15
Qui me dira qu'en cette lie
Il n'ayt trouué son eau de vie,
Que ces douces exhalaisons
N'ayent illustré ses paraboles,
Et faict accroistre en ses paroles
20
L'estime que nous en faisons?
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Kommerlick ontwaken4)+.
Sonn, zijt ghij daer allree? Dagh, zijt ghij weer aen 't kriecken?
Nacht, zijt ghij soo voorbij, zoo vroegh, met sulcke wiecken,
Soo vochtigh en soo vlugg? O swarten oogenblick,
O Doodsdhalf, daer ick mij soo gaeren in verstick,
| | | |
5
Hoe loopt ghij soo te loôr, en laet mijn' Ziel verleghen
Om ongevoelickheid, den aller dooden seghen,
En ruckt mij onvoorsiens uw' bruyne deken af,
Uw' sarck-steen van mijn bedd, mijn boven-aerdsche graf?
Jck was, en wist het niet; ick lagh, en hadd geen wesen
10
Van leggen noch van zijn; met d'ongenucht van 'tvreesen,
Met d'onrust vande hoôp en hadd ick niet gemeens,
Mijn hert, mijn' herssenen, mijn' sinnen waren eens.
Wat scheelt het nu, mijn hert, mijn' herssenen, mijn' sinnen,
Wat scheelt het nu van eens! hoe woelen wij van binnen,
15
Hoe vallen wij te hoop van d'ure dat ick waeck
En sluype t'mijnent in door 'tsplijten vanden vaeck!
Half droef, halff toornich 1).
Van d'ure dat ick waeck 2)+
En sluype t'mijnent in door 't splijten vanden vaeck,
Staet Sterre voor mijn' ooghen,
Mijn' ooghen trane-vocht, die dan maer eerst en drooghen,
5
Gelijck de dauw verdwijnt
Van dat de Morghen-sonn de droppelen beschijnt.
Sterr, segh ick, Morghen-Sterre,
Die verre van mij staet, en noch, en noch soo verre,
10
[Als daer het hooghste licht van all' in 't ronde gaet,]
Hoe kont ghij Sterre wesen
En houden teghens mij soo staegh, soo fieren wezen,
Die, verr van tintelen, van wencken niet en weet?
15
Kan 't Sterren-licht bevriesen,
En gaen de Sterrheit quijt, en heel de daed verliesen
En, Sterre, staet ghij toe dat sich Nature schaem'
Der plaetse die s' u gonde
20
Van doe sij 'thelle holl der Hemelen berondde,
Mits dats' u naerde Sonn de tweede plaets opdroegh?
| | | |
All kont ghij mij vergeten,
Die heldere geboort en mooght ghij niet ontweten,
Soo menigh minder licht dat stadich staet en lacht.
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Martialis lib. 12. Epigr. 50. Daphnonas, Platanos etc.2)+.
Vrouw, uw huys is voll geflickers,
'Tspiegelt aller wegh' om best;
Steenen als verglaesde knickers
Staen ten Schouwen in gevest;
5
Vloeren als bevrosen Stroomen
Decken d'aerde van uw' erv;
All wat steenen-quisters droomen,
All haer kostelick verkerv,
All wat beitels, all wat schaven
10
Redden konnen tot den koop,
All wat hamer kan beslaven
Vind ick t'uwent over hoop.
Maer uw' Vloeren zijn soo ijsigh,
En uw' Trappen soo geladd,
15
Dat de luyden dencken bij sich,
O die t'huys gebleven hadd,
Daermen gaen magh sonder glijen
Met de voeten inden schoen,
Daer de Vrouw kan sien en lijen
20
Dat de Mann sijn' longher boen',
Daer het spouwen buyten boet is,
Boet die hier t'ontgelden staet,
Boet die bitter als het roet is,
Boet van Vrouwen suer gelaet.
25
Kom ick trillen uyt het slijck, en
Uyt de sneew, en uyt den wind,
'Kderv uw' Schoorsteen niet bekijcken
Daer ick soo veel Marmer vind,
Marmer, Ebben, Alabaster,
| | | |
30
Daer ick dan soo wel bij voegh
Dat u dunckt mijn aensicht past'er
Koud en bleeck en stijff genoegh.
Wie sou sulcke steenen verghen
'Tvijer te dragen uren langh?
35
'Tis de Diamanten tergen,
En de beste valt het bang.
Meen ick mij de warmt te geven,
'T waer ten naesten te vergeven,
40
Maer mijn' voeten zijn te rouw:
Wie sou slijck en slobber gonnen
Sulcke vloeren te begaen,
Wie soud 't doen en slapen konnen
Naer de misdaed waer' gedaen?
45
Klaegh ick van gesonder maghe,
Roept sij moord van hongers-nood,
Wie sou sulcken tafel-schraghe,
Sulcker Stoelen ebben-poot
Jn gevaer van voeten stellen,
50
Sulcken krakenden servett,
Sulcke dunne tafel-vellen
In gevaer van vuyl en vett?
Soeck ick 'trusten opden avond,
En den stroy-sack op het bedd,
55
Off de pluymen diemen na vond,
Sachter dan 't West-Jndisch nett,
Wie sou sulcken trapp besteigren
Die na sulcken kamer leidt
Daermen sulcken bedd sou weigren
60
Aen der Pausen heilicheit?
Somma, 'thuys is niet te laken,
'Tis voll kostelick vermaken
Vande vloeren tot de daken;
'Theeft wat handen konnen maken
65
Aller luyden aller spraken;
Waer begeerte na kan haken
Siet het ooghe rondom blaken,
Moghten 't graghe sinnen smaken,
Moghten 't hand off voeten raken;
70
Maer sij mogen 't niet genaken,
Alle micken zijnder staken.
Slapens nood met nood van waken,
| | | |
Ongerief van holle kaken,
(Seker' hulpe tegen 'tbraken)
75
Tanden die van koelte kraken
En veel liever korsten braken,
Ongebruyck van alle saecken
Tafel, Bedd, Steen, Hout en laken,
Is het sekerst datme'r siet:
80
Vrouw, hoe wel en woont ghij niet!
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1)Het gedicht is uitgegeven door Dr. N. Beets in de Versl. en Meded. der Kon. Akad., Afd. Letterk., 2de Reeks, dl. VIII, 1878, blz. 77.
H. schreef boven het vers: ‘Hier het Gedicht van An. Roemers in te voegen.’ Dat gedicht schijnt verloren te zijn. Den 11den Februari 1624 was Anna Roemers gehuwd met Dominicus Boot van Wesel en den 27sten Febr. 1625 werd Romanus van Wesel geboren (zie Oud-Holland, 1885, blz. 165).
2)De titel staat aan de ommezijde. Het fragment is niet gedateerd, maar waarschijnlijk geschreven niet lang, nadat H. secretaris van den Prins was geworden.
1)De bekende dichter Théophile de Viau (1590-1626) had in 1617 zijn Pyrame et Thisbé, tragédie uitgegeven, welk stuk grooten opgang had gemaakt.
1)Jean Louis Guez de Balzac (1594-1654), de beroemde Fransche schrijver, stond in latere jaren met H. in letterkundig verkeer. Er zijn vele brieven van H. aan De Balzac ( Lettres françaises) sedert het jaar 1632, en ook eenige van den Franschen schrijver aan H. (Rijksarchief). H. werd dan ook eenigszins betrokken in den letterkundigen twist tusschen Balzac en Daniel Heinsius over de Herodes infanticida van den Leidschen Hoogleeraar (zie Jonckbloet, Gesch. der Nederl. Letterk., 4de druk, III, blz. 63, 64).
+[krit] vs. 28 en 31 zijn door water niet goed leesbaar.
+[krit] vs. 53-58 zijn door water gedeeltelijk onleesbaar. - vs. 58 rapport and. lez.: accord
1)Ook in klad met den titel: L'Anatomie. Satire.
+[krit] vs. 50 et klad: dans.
+[krit] vs. 102 Du fruict klad: Du bien - vs. 115 qu'en retenant klad: pour espargner - vs. 116 Tu voulusses klad: De me vouloir
+[krit] vs. 128 klad: Cette face n'est pas ta face du Midi: - vs. 142 ta gorge klad: ton col
+[krit] vs. 222 digne klad: rare - juppe klad: robbe
1)Die datum staat onder het klad; het net heeft: Aprili.
2)Ook in klad, dat voor een deel door water onleesbaar is. Het is mij, in weerwil van veel moeite, niet gelukt van al de in het gedicht genoemde personen iets te vinden.
3)Jacob van Heemskerk, in 1607 bij Gibraltar gesneuveld.
4)Er werden juist allerlei maatregelen genomen tegen de Duinkerker kapers. Zie Aitzema, 4 o, II, 92, vlgg.
5)Verscheidene raden en bedienden der Admiraliteit te Rotterdam waren op knoeierijen betrapt en werden tot zware boetes veroordeeld. Zie Wagenaar, XI, 41, 42.
6)In 1624 was de Bahia de todos los Sanctos of Allerheiligenbaai met de stad S. Salvador door Piet Hein veroverd, doch in het daarop volgende jaar weer verloren.
1)De Admiraal Henrikszoon had te vergeefs getracht het kasteel van Porto Rico te nemen.
2)Maurits, die zeer zuinig geleefd had, liet een groot vermogen na aan zijn broeder.
3)De Prins was vroeger geplaagd met eene liefdesbetrekking met de dochter van een burgemeester van Emmerik, die, naar men zeide, moeder werd van den Heer van Zuylestein (vgl. Mededeelingen van de vereeniging ter beoefening van de geschiedenis van 's Gravenhage, 1876, II, blz. 263, 264).
4)Frederik Hendrik had een bijzonder knap uiterlijk.
5)Zie over den Koning van Boheme, blz. 56. In 1622 had hij beproefd de Paltz te heroveren.
6)Zij had 13 kinderen en was altijd vroolijk en opgewekt.
7)George Villiers, hertog van Buckingham (1593-1628), gunsteling van Jacobus I en later van Karel I, een bekend staatsman en lichtmis, was in 1625 in ons land geweest, om met de Staten-Generaal te onderhandelen. Toen hij den 14den Dec. zijn afscheid nam, vereerden de Staten hem een gouden lampet, ter waarde van 20.000 gld. (zie Aitzema, I, 1250). Misschien slaat de toespeling daarop.
1)Emanuel van Portugal, gehuwd met Emilia, eene volle zuster van Maurits, heeft zich na den dood van dezen met Spanje verzoend.
2)De tweede zoon is Carmeliter monnik geworden, maar is later naar ons land teruggekeerd, heeft den hervormden godsdienst aangenomen en is officier van de cavallerie geworden (zie Aitzema, II, 126).
3)De oudste zoon heeft tot de orde der Maltensers behoord, doch heeft die later weer verlaten (Aitzema, t.a.p.).
4)Charlotte Brabantine, dochter van Willem I en Charlotte van Bourbon, huwde in 1598 Claude Sr. de la Tremouille, hertog van Thouars, prins van Talmont († 1604). In 1617 keerde zij naar ons land terug en stierf in 1631.
5)In 1626 huwde hare dochter Charlotte met lord Stranges, die later in den burgeroorlog de partij van Karel I koos en onthoofd is (zie Kleyne Kronijcque, 94, en Aitzema, II, 130).
6)Waarschijnlijk Isabella van Nassau († 1642), eene dochter van Willem den Zwijger. Zij was in 1595 getrouwd met Henri de la Tour, Vicomte de Turenne († 1623). Haar oudste zoon, Frédéric Maurice de la Tour (1606-1652), Duc de Bouillon, nam in 1625 deel aan de begrafenis van Maurits. Haar tweede zoon, Henri de la Tour (geb. 1611), is de beroemde Maréchal de Turenne; hare dochter Maria was in 1619 geboren.
6)Waarschijnlijk Isabella van Nassau († 1642), eene dochter van Willem den Zwijger. Zij was in 1595 getrouwd met Henri de la Tour, Vicomte de Turenne († 1623). Haar oudste zoon, Frédéric Maurice de la Tour (1606-1652), Duc de Bouillon, nam in 1625 deel aan de begrafenis van Maurits. Haar tweede zoon, Henri de la Tour (geb. 1611), is de beroemde Maréchal de Turenne; hare dochter Maria was in 1619 geboren.
6)Waarschijnlijk Isabella van Nassau († 1642), eene dochter van Willem den Zwijger. Zij was in 1595 getrouwd met Henri de la Tour, Vicomte de Turenne († 1623). Haar oudste zoon, Frédéric Maurice de la Tour (1606-1652), Duc de Bouillon, nam in 1625 deel aan de begrafenis van Maurits. Haar tweede zoon, Henri de la Tour (geb. 1611), is de beroemde Maréchal de Turenne; hare dochter Maria was in 1619 geboren.
7)Waarschijnlijk de opperhofmeesteres.
1)A.A. de Sevenaer was hofdame van Amalia van Solms. Er zijn op de Leidsche Bibliotheek eenige brieven van haar aan H. uit de jaren 1642 en 1644.
2)Waarschijnlijk hofdames. In weerwil van allerlei nasporingen kan ik niets omtrent haar mededeelen.
2)Waarschijnlijk hofdames. In weerwil van allerlei nasporingen kan ik niets omtrent haar mededeelen.
2)Waarschijnlijk hofdames. In weerwil van allerlei nasporingen kan ik niets omtrent haar mededeelen.
2)Waarschijnlijk hofdames. In weerwil van allerlei nasporingen kan ik niets omtrent haar mededeelen.
3)Karel Magnus, Rhijngraaf, was in 1625 bij den begrafenisstoet van Maurits (Aitzema, I, 1159).
4)Misschien Johan Maurits van Nassau-Siegen (1604-1679), de veroveraar van Brazilië. In 1621 was hij als vaandrig in dienst der Staten getreden.
5)Hendrik Lodewijk graaf van Hanau, zoon van Philip Lodewijk en Catharina Belgica, dochter van Willem I en Charlotte van Bourbon, sneuvelde 22 Juli 1632 voor Maastricht. (Zie Mém. de Fréd. Henri, 143, en Dagb., 22).
6)Misschien Herman Otto graaf van Styrum († 1644), die luitenant-generaal der cavallerie was en sedert 1626 commissaris-generaal van dat wapen. Hij heeft zich in den oorlog zeer onderscheiden. Er waren meer hoofdofficieren van dien naam.
7)Willem van Nassau, heer van la Leck, was een zoon van Maurits e Margaretha van Mechelen. Hij werd in 1625 admiraal van Holland en sneuvelde in 1627 bij het beleg van Grol.
8)Lodewijk van Nassau, heer van Beverweert enz, broeder van den vorigen, was sergeant-majoor in het leger. Hij was een der rijkste menschen in den Haag. In 1665 stierf hij.
9)Charles Morgan, een Schot, was in 1600 kapitein, kommandeerde later een Engelsch regiment in Staatschen dienst en was van 1633 tot 1642 bevelhebber van Bergen op Zoom. Hij is gehuwd geweest met Elisabeth, eene dochter van Marnix van St. Aldegonde, die in 1608 stierf, en heeft zich in den oorlog zeer onderscheiden. ( Navorscher, 1854, 9-11). Hij stierf 17 Jan. 1653 (zie Dagb., 54).
1)Brogg was in 1629 kolonel van een regiment Schotten (zie Mém. de Fréd. Henri, blz. 57).
2)Jacob Wyts; zie blz. 158.
3)Otto van Gent, heer van Dieden, was kapitein van de garde van Maurits (Aitzema, I, 1160). Hij is bevelhebber van Emmerik geweest en heeft in 1629 den goed gelukten aanslag op Wesel beraamd en uitgevoerd.
4)Zeker Jhr. Arent van Dorp (geb. ongev. 1599, † 1652), die in 1625 hofmeester was (zie Aitzema, I, 1160). Hij was een volle broeder van Dorothea, die erg haar best deed, om hem vooruit te helpen. In 1647 was Van Dorp eerste hofmeester en raad van den Prins. (Dat blijkt uit de fraaie prent van de begrafenis van Frederik Hendrik door Pieter Post geteekend en door Pieter Nolpe gegraveerd. De Heer J.Ph. van der Kellen is zoo vriendelijk geweest mij een exemplaar van die prent te doen toekomen).
5)N. de Logier was in 1625 hofmeester (zie Aitzema, I, 1160).
6)Anthonij Deschamps was in 1647 stalmeester van den Prins. (Plaat van Pieter Post).
7)David Morlot heeft in 1629 als ritmeester deel genomen aan de verrassing van Wesel (zie Mém. de Fréd. Henri, 105). Hij bekleedde ook hofbetrekkingen en was in 1647 president van den krijgsraad.
8)Jacob Junius was, evenals H., secretaris van den Prins. De beide ambtgenooten hebben meermalen oneenigheid gehad (zie Jorissen, Const. Huyg., blz. 304, vlgg.). In Nov. 1641 is hij gestorven (zie J.C. van der Muelen, De registers der graven in de Kloosterkerk te 's Gravenhage, 1887, blz. 70).
9)Willem Reinier Cloet was in 1647 gouverneur en drost van Meurs. (Plaat van Pieter Post).
10)Jhr. Abraham de Bye was bij de begrafenis van Maurits ‘conducteur vanden Rouwe’ (zie Aitzema, I, 1157). Misschien is dit dezelfde De Bye, die in 1624 behoorde tot de edellieden van den Prins (zie P.A. Leupe in De Oude Tijd, 1870, blz. 346). Er waren in dezén tijd vele officieren van dien naam.
+[krit] vs. 116 H. schreef eerst in het klad: Le sobre gain, maar schrapte het later door.
1)Jhr. Andelo was in 1624 aan de hofhouding van Maurits verbonden (zie De Oude Tijd, t.a.p.).
4)Zie blz. 41. Liere was in 1647 Sergeant-Majoor. (Plaat van Pieter Post). Mansart, Calvart en Liere behoorden reeds tot de hofhouding van Maurits (zie De Oude Tijd, t.a.p.).
5)Jhr. du Tel was in 1624 aan de hofhouding van Maurits verbonden (zie De Oude Tijd, t.a.p.). Een Du Tail diende in 1632 in het regiment van Maurits van Nassau (zie Militair Repartitie-Boeckjen. Aenwijsende den Staet des Oorlogs der Geûnieerde Provincien ... Den derden Druck. 1660, blz. 81.)
8)Nicastre was waarschijnlijk stalmeester.
9)Misschien Herman van Loon, provoost in 't regiment van Solms, die 9 Juni 1630 te 's Gravenhage hertrouwde met Maria Everts van Morcelle. (Fiches der Eglise Wallonne).
10)Waarschijnlijk een zoon van Mr. Erik Dimmer, raad van het huis van Oranje. In 1624 werd ‘den drost Dimmer ... op een compagnie genomimeert’. (Brief van Dorothea van Dorp; zie Dietsche Warande, VI, 479).
11)Montens was waarschijnlijk een zoon van Govert M., die, toen in 1581 Breda door Parma werd veroverd, als burgemeester krachtigen tegenstand bood en later aan het hof van Maurits werd verbonden.
12)Waarschijnlijk Mr. Jacob van der Does, raad en griffier van Frederik Hendrik, die 1 Sept. 1613 Beatrix van Sypesteyn huwde. (Mededeeling van den Heer J.G. Frederiks). Zie ook Aitzema, II, 67.
+[krit] vs. 133 Nicastre klad: Anicastre
1)Johan de Knuyt (1587-1654) was raad van Frederik Hendrik, redde in 1630 het prinsdom Oranje van de aanslagen van den gouverneur Valkenburg, werd eerste edele van Zeeland en meermalen gezant. Hij was een zeer bekwaam, maar onbetrouwbaar staatsman.
2)Waarschijnlijk behoorde hij tot de familie Borre van Amerongen.
3)Wynants was in 1624 als griffier aan de hofhouding van Maurits verbonden (zie De Oude Tijd, t.a.p.).
4)Thomas Brouart, broeder van den dokter (zie I, 25) en zoogbroeder van Frederik Hendrik, was thresorier van den Prins ( Vita); hij stierf in 1635. (Brief van G. Rataller Doublet van 20 Juli 1635 aan H.; No. XLII aa der HSS.).
5)Ik weet niets van hem mee te deelen.
6)Zie dl. I, 139. De Gheyn was in dezen tijd bezig voor den Stadhouder een tuin aan te leggen (zie Oud-Holland, 1891, blz. 114).
1)Dit staat aan de andere zijde van het papier.
2)Een ander HS. van het vers bevindt zich in het Britsch Museum, Add. MS. 22953 f. 103. (Zie Dr. J.P.N. Land in Versl. en Meded. der Ron. Akad. v. Wetensch. Afd. Letterk., 3 de Reeks, dl. II, 1884, blz. 55).
Den 27sten Mei werd Willem II geboren.
1)M.D., 6. Ook in klad met het opschrift: Caspari Barlaeo viro eximio D.M. Constantinvs Hvgenivs.
Bijna den geheelen zomer heeft H. koortsen gehad. Den 10den Juni (zie Oud-Holland, 1886, blz. 181) zond Barlaeus hem het gedicht Ad Nobiliss. Virum D. Constantinvm Hvgenivm, Equitem, Febre correptum (zie Poem., 1655, I, 396). H. antwoordde met dit vers.
+[krit] vs. 2 urgebat klad: augebat - ab omni klad: eodem - vs. 3 klad: Cesserat impexo per vix mea tempora crini - vs. 5 emortua klad: heu tali - vs. 6 Pallenti: klad: Digna satis! - vs. 9 klad: Vix secum moritura, - vs. 10 ( hunc moui solum) klad: ( hac non funus eram) - vs. 14 Nocturnique klad: Sopitique - vs. 16 Barlaee vel hostem klad: Barlaeus amicum - vs. 17 klad: Obuius haud sicco praetermisisset ocello: - vs. 18 klad: Cum subito saluere rogor, Saluere disertá - vs. 19 niet in het klad, waar op vs. 18 deze regels volgen: Voce, sed insigni strictis modulamine verbis Barlaeum sonat, exclamo, et sonet omine laeto; Sic Medico sic vate operâ gaudemus eâdem - vs. 20 klad: Praebenti facile
+[krit] Bij vs. 25 in beide HSS. in marg.: Catsius.
vs. 23 esse klad: ire - vs. 24 Porrectumque klad: Rectum humeris - vs. 25 klad: Atque aliquis, certe tegit haec mysteria dixit, - inquit, haec M.D.: ait, haec de - vs. 26 inclusit klad: corripuit - digna klad: tota - vs. 27 Extorquenda klad: Intemerata - vs. 28 pergin praevertere, pergin klad: si vis occurrere, si vis - vs. 33 praecipiti klad: tam certâ - medicamine, credam klad: virtute, videbor
1)Onder het klad staan de woorden: ‘ Manu languidâ a morbo. 15 o. Iun. Hag.’
2)De titel staat aan de ommezijde. Het fragment is niet gedateerd.
1)M.D., 5. Ook in klad met den titel: Cunae Auriacae, Principis Gulielmi infantis.
+[krit] vs. 7 in M.D.: post.
+[krit] vs. 17 sola M.D.: prima - vs. 18 nasi decus, en M.D.: cum fronte decus, vs. 21 labellum klad: labello - vs. 23 magis, et magis M.D.: simul et simul
1)De eerste 10 regels van het vers zijn door water onleesbaar.
2)De twee voorafgaande regels zijn onleesbaar en van de 6 laatste verzen zijn slechts een paar woorden te ontcijferen. Het gedicht heeft geen datum.
1)Een ander HS. van het gedicht bevindt zich in het Britsch Museum, Add. MS. 22953, fol. 106. (Zie Land, t.a.p.)
1)Den 31sten Mei 1620 bij het afdalen van den Splügen; zie Serm., I, vs. 603-636.
2)De reis naar Engeland, den 26sten Febr. 1624 aanvaard, was zeer moeilijk geweest (zie Jorissen, Constantin Huygens, blz. 166, Noot).
3)Den 27sten Oct. 1622 (zie Dagboek, blz. 10), toen H. tot ridder was geslagen en naar Londen reed, viel hij van het paard en werd bijna gedood (zie Serm., II, vs. 106-116).
+[krit] vs. 23 sij K.a.: sy 'r
1)Het begin en het einde van het vers is door water zeer moeilijk leesbaar. Het gedicht heeft geen datum.
+[krit] vs. 8 sa lueur n' eerst: je ne vous
1)De titel en een paar versregels zijn door water moeilijk leesbaar. Aan de ommezijde van het blad staat: A. M. r Wijts.
Jacob Wyts, ‘Majoor Generael van de leghers der Vereenighde Nederlanden,’ zooals Hooft hem betitelt ( Brieven, I, 273), of ‘Sergeant Major Generael over het gheheele legher,’ zooals hij elders wordt genoemd, bekleedde dat hooge ambt reeds in 1625 (Aitzema, I, 1158). Hij heeft aan eenige veldtochten van Frederik Hendrik deelgenomen ( Mémoires, 55, 76) en was een zeer wetenschappelijk ontwikkeld officier, die aan Hooft groote diensten heeft bewezen bij het schrijven zijner Nederlandsche Historien.
1)M.D., 7. Ook in klad. Den 21sten zond Barlaeus een brief (zie Epist., 161, en Oud-Holland, 1886, blz. 181 en 182) en het vers Ad Apollinem, pro restitutâ Constantino Hugenio valetudine, carmen votivvm ( Poem., I, 399). H. antwoordde met dit gedicht.
+[krit] vs. 2 Hippocratea klad: Vatum blanda - vs. 7 en 8 klad: Febre, Poetarum licet hic insania desit. Plura vetat morbus; cui si, Barlaee, mederi - vs. 8 Barlaee M.D.: cum laude - vs. 9 Non laeuá ratione M.D.: Et fructu, Barlaee, - vs. 10 et caeci klad: miserandi - vs. 14 meum klad: meos - vs. 15 klad: Ille meos tollet, certe deliniet ignes, - vs. 17 heu! merito klad: immerito
2)Onder het klad staat behalve de datum: Hagae. En op den kant van het blad leest men: ‘Frustra silentium aegro imperes, cui, nescio quo febrili oestro, post hanc recidiuam, intra octiduum, supra 300. versus, triplici sermone, excidisse, testabuntur amici quibus hanc nauseam quotidie obtrudo.’
3)De titel staat aan de ommezijde. De eerste 7 regels zijn door water onleesbaar.
+[krit] vs. 13 Hanghe K.a.: Besigh'
+[krit] vs. 31 Sluijter HS. eerst: Cipier - vs. 36 eischen van K.a.: geven aen - vs. 43 en 44 niet in K.a. In K.b. in plaats van die beide versregels van het HS.: Nu de webb soo is begonnen Moetse soo zijn afgesponnen. - vs. 59 en 60 niet in het HS., noch in K.a.; zij komen eerst in K.b. voor.
+[krit] vs. 70 dan K.a.: als - vs. 73 en 74 K.a.: Daer 't voor spoock en Toov'ren gaet Al dat elck niet en verstaet. - vs. 77 soo K.a.: een
+[krit] vs. 8 soloque M.D.: parvoque
1)K.b., I, 491. In K.a. luidt de titel: Begonnen Ontschuldinge aen den Heere Hooft. Tot een proeve van Gemeten Onrijm. Het gedicht, dat niet gedateerd en onvoltooid is, werd waarschijnlijk in dezen tijd geschreven. H. had beloofd Muiden te zullen bezoeken (zie Hooft's Brieven, I, 270-272).
+[krit] vs. 3 verlange K.b.: voor lange - vs. 10 me' K.a.: tot
2)K.b., I, 62. Het vers heeft alleen het jaartal. In het HS. zijn slechts 3 of 4 leesteekens; ik heb dus de leesteekens van K.a. overgenomen.
In Juni was H. ziek geworden en eerst den 8sten Sept. was hij genoegzaam hersteld, om naar Amsterdam en daarna naar het leger te vertrekken ( Dagb., blz. 11).
+[krit] vs. 4 Romeyner K.a.: Romeinscher
+[krit] vs. 32, 33 en 37 vander K.a.: vanden
1)Het vers heeft datum noch jaartal; het is blijkbaar fragment.
1)K.b., I, 500. In K.a., waar de volgorde anders is dan hier, luidt de titel: Aen de selve. Het vers is aan Susanna van Baerle gericht.
+[krit] vs. 6 Ten plaester K.a.: Tot decksel - vs. 7 nu K.a.: u
+[krit] vs. 5 lettermann K.a.: letter-wijs - vs. 6 Leda van K.a.: Danaë af
1)K.b., I, 500. Het vers is niet gedateerd.
2)De titel staat aan de ommezijde.
3)Het leger was van 21 Sept. tot 27 Oct. te Vynen (zie Dagb., blz. 11); het vers is dus vóór den 27sten Oct. geschreven.
4)K.b., I, 499. Ook in klad, dat geen opschrift heeft. In K.a. is de titel: Ontwaeck. Aen Sterre.
+[krit] vs. 4 gaeren K.a.: willigh
1)Die 2 versregels staan niet in de uitgaven. Onder het klad staat: Novemb. Nu was de Prins van 28 Oct. tot 1 Nov. te Doornik (zie Dagboek, blz. 11) en moeten wij dus het vers op 1 Nov. stellen.
2)K.b., I, 499. Ook in klad. Het gedicht behoort bij het vorige (vgl. vs. 1 en 2 met vs. 15 en 16 van het voorafgaande gedicht), maar zoowel het net als het klad van beiden staan op afzonderlijke bladen.
+[krit] vs. 10 niet in het HS.; het komt eerst in K.b. voor. - vs. 20 helle K.a.: heele - vs. 22 Mits klad: Door
1)Deze onderteekening is onder het klad later doorgeschrapt en er is voor in de plaats gesteld: Hag. Decemb. Nu was H. van 1 tot 10 Nov. met het leger te Emmerik ( Dagb., blz. 11) en van 25 Nov. tot 29 Dec. in den Haag (t.a.p., blz. 12). Daar het vers zich direct aansluit bij het vorige, houd ik de eerste dateering voor de juiste.
2)K.b., II, 520. Ook in klad met den titel: Mimesis Martial. In K.a. is de titel: Het onnut moy. Volgens Martial. 12.50. Daphnonas, Platanos ac aërias Cupressos. Het gedicht is eene uitbreiding van het epigram van Martialis, dat slechts 8 versregels telt.
+[krit] vs. 1 Vrouw klad: Nicht - vs. 4 ten K.a.: ter - vs. 28 Marmer K.b.: Marmers
+[krit] vs. 63 klad: Vanden Vloer af - vs. 69 klad: Moght het hand of voet geraken; - vs. 72 met nood klad: bedwang te
+[krit] vs. 80 Vrouw klad: Nicht
1)Het klad heeft denzelfden datum. Maar H. werkte iets later het slot van het vers om, zooals wij het boven lezen, en schreef daaronder: Vltraj. 21 o. Novemb.
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