subdivision en périodes que l'on peut ainsi discerner dans l'histoire de De Gemeenschap, il se fait sentir en outre l'influence des événements de cette époque sur les aspects mentionnés: le malaise économique au début des années trente, les mouvements totalitaires du fascisme et du nationalsocialisme, la menace de la deuxième guerre mondiale.
En résumé, on peut brosser le tableau suivant quant aux aspects traités dans cette étude: la primauté de l'aspect philosophique s'est maintenu pendant toute l'histoire de la revue. En toute unanimité on accentue cette primauté dans la première période jusqu'à 1931. Cela se fait notamment lorsqu'on réfléchit sur la relation entre ‘l'art’ et ‘la vie’. Alors, on met en avant - surtout en confrontant ses propres conceptions avec celles des auteurs d'opinion divergente - la serviabilité finale de l'art à des ‘intérêts supérieurs’, lesquels sont situés à l'intérieur des valeurs de la foi catholique. Dans la confession de la conception de la ‘beauté serviable’, se lit en filigrane pendant cette période l'idée que l'on considère l'activité artistique comme une valeur particulière et que cette opinion implique la possibilité d'exigences spéciales pour l'oeuvre artistique. On insiste sur cette dernière idée surtout en s'adressant aux coreligionnaires, notamment ceux de la revue Roeping. Dans ce domaine règne également un esprit d'unité, mais c'est bien Jan Engelman qui met le plus souvent et le plus fortement l'accent sur le caractère propre de la création artistique et de l'art et c'est bien son plaidoyer qui mène très incidentellement et en sauvegardant toute amitié à quelques réserves à l'égard des opinions d'Albert Kuyle et d'Anton van Duinkerken.
Dans la période de 1931 à 1934 De Gemeenschap devient plus une revue engagée et cela mène à de divers glissements d'accent dans la manifestation, la hiérarchie et la relation mutuelle des aspects examinés. La primauté de la philosophie subit un raidissement dogmatique. L'engagement politico-social se met plus en avant. A côté de l'élément religieux on met l'emphase sur le social en tant que fondement jugé indispensable de l'activité artistique. La plus forte accentuation des préceptes de l'Eglise et du fond social sur lesquels l'oeuvre artistique doit être construite excerce son influence pendant cette période sur les contributions tant dans le domaine de la critique littéraire que dans celui de la poésie et de la prose narrative et ceci se fait d'une plus forte liaison aux valeurs sanctionnées par l'Eglise et à la thématique politico-sociale. L'attention assez constante dans la période précédente pour le caractère spécifique de l'art et de l'activité artistique est reléguée au dernier plan.
On peut caractériser le plus clairement la dernière période de De Gemeenschap - à partir de 1934 jusqu'à la fin, septembre 1941 - en la faisant contraster dans les aspects examinés avec De Nieuwe Gemeenschap. Dans cette dernière revue les aspects philosophique et politico-social se lient, tout en ayant des conséquences de plus en plus graves, jusqu'à