Brrroum!!...
C'est le bataillon scolaire qui passe! Toute la rue est en émoi; le monde s'amasse; les fenêtres se garnissent; chacun abandonne son travail; le domestique cesse de brosser l'habit de monsieur, la cuisinière laisse brûler le dîner de madame, la bonne d'enfants abandonne Bébé qui crie. Tous doivent voir le bataillon, qui s'avance inondé de soleil.
Brrroum!!...
Sur le boulevard, les désoeuvrés, qui se promènent d'un air ennuyé, sont réveillés soudain de leur torpeur, et suivent le régiment. Les camelots oublient leurs marchandises, pour admirer ces troupiers, tout fiers de leurs fusils de bois. Les ‘Ketjes’ les acclament avec enthousiasme, et se livrent, en tête du bataillon, à une sarabande endiablée, d'une fantaisie toute cynghalaise.
Brrroum!!...
Des nuées de badauds, enlevés par les sonneries des clairons retentissants, emboîtent le pas à côté de la musique.
Et le bataillon, enivré de succès, marche d'un pas triomphal, suivant le casque à paratonnerre du colonel Allard, qui reluit comme un soleil (pas le colonel, le casque), et qui, ni plus ni moins que le panache d'Henry IV, doit les mener à la gloire!...
Brrroum!!...
Peut-être vais-je étonner beaucoup de mes lecteurs en leur disant que je n'aime pas, mais là, pas du tout, les bataillons scolaires.
D'abord ils nous feraient perdre deux heures le jeudi après-midi et le dimanche matin. Actuellement, l'élève passe six heures à l'Athénée, et doit travailler trois heures chez lui. Je ne parle pas des leçons de musique, de peinture et autres, que reçoivent bien des jeunes gens. Je ne parle pas non plus des compositions qui apportent, tous les trimestres, une augmentation de travail pendant cinq semaines. Il n'y a guère que le dimanche et l'après-midi du jeudi où l'élève soit libre. Et s'il doit dépenser ces moments de loisir en parades, que lui reste-t-il donc? Cependant, il doit de temps en temps sortir, retremper dans l'air pur de la campagne son esprit
lassé, répéter et classer les notions acquises. Il doit surtout lire, lire beaucoup même, car tout ne s'apprend pas à l'Athénée, et il doit corriger un peu par lui-même l'uniformité du moule dans lequel l'enseignement enserre son cerveau; il doit encore suppléer aux deux heures de flamand ou d'allemand par la lecture des auteurs étrangers.
Il serait trop facile de me répondre que l'on n'est pas forcé de faire partie de ce bataillon scolaire. Mais le fils propose, et le père dispose. Bien des parents n'accepteraient pas les raisons que je viens de donner. Il règne d'ailleurs quant au goût de la lecture un préjugé déplorable: je connais nombre de gens qui appellent cela de la paresse, et qui se soucieraient fort peu de ce que leur fils n'ait plus le temps de parcourir un auteur français ou flamand.
D'autres encore s'écrieront en me lisant: ‘Mais les manoeuvres que vous exécuteriez au bataillon scolaire suppléeraient au cours de gymnastique. On reconnait l'insuffisance d'exercice que se donne l'élève. Il faut équilibrer le travail de l'esprit avec celui du corps: Mens sana in corpore sano. Le bataillon scolaire est la solution de ce problème.’
Franchement, je ne crois pas, pour ma part, que nos muscles seraient fort développés par deux heures de: ‘demi-tour à droite’, ‘demi-tour à gauche’, ‘en avant, marche!’ Je me permets donc de demander à nouveau: ‘Quelle est l' utilité d'un bataillon scolaire?’
Le Conseil communal l'a cependant voté, paraît-il. Et sous peu, nous verrons les nouveaux guerriers du dimanche, en pantalon bouffant, armés d'un sabre de bois et d'un fusil en papier mâché, jouer au soldat dans les rues de la capitale, ou aller parader dans les autres villes - comme le bataillon de Liège. J'entends dès maintenant le commandant grogner dans sa moustache:
‘Scrongneugneu! Quel est c't' espèce d' merlan d' moutard qui rogne ses ongles?’
Ou bien:
‘Caporal Un Tel, ôtez vot' doigt d' vot' nez.
Pourvu, par exemple, qu'on n'oublie pas la cantinière, armée d'un panier renfermant une bouteille de ‘calichezap’, des ‘gozettes’ pour les grands et des ‘crottes à sirop’ pour les petits...
Ce soir là, il faisait bien froid dans la mansarde du vieux Jacques, et il faisait bien sombre dans son coeur. Sa petite-fille Marie était malade; assis à côté du lit de fer où elle dormait, il la veillait à la lueur vacillante d'une chandelle fumeuse, pendant que, la tête dans les mains, il repassait dans son esprit tous les malheurs qui l'avaient assailli.
Sa fille était morte trois ans après la naissance de Marie, et deux mois plus tard, son gendre s'était fracassé le crâne en tombant d'un échafaudage. Par une pâle et grise matinée d'hiver, on l'avait ramené sur une civière, les bras pendants, la tête renversée, les cheveux plaqués sur la face par les caillots de sang. Le vieux avait reporté alors toute son affection sur l'enfant et il s'était juré de remplacer le père et la mère. La vie avait été bien dure pour gagner le pain de sa petite-fille. Jacques, qui était mécanicien, avait travaillé sans relâche. Mais son corps s'était usé par les longues veillées passées à l'ouvrage, ses yeux s'étaient affaiblis de plus en plus, et enfin, sa main tremblante avait été prise dans un engrenage qui lui avait coupé deux doigts. Il s'était subitement trouvé sans travail et sans pain. L'enfant devait vivre pourtant... Alors le pauvre vieux, presque aveugle, était allé jouer du violon dans les rues.
En été, il avait gagné tout juste ce qu'il faut pour ne pas mourir de faim, en parcourant les promenades fréquentées par les bourgeois de la ville. Mais maintenant, en hiver, c'était la misère noire. O les longues soirées sur les boulevards, par la pluie, la neige, la gelée! Malgré les privations qu'il s'imposait, il ne pouvait pas toujours donner du pain à l'enfant, au retour.
Pour comble de malheur, la petite Marie venait de tomber malade. La couleur rosée qui faisait ressembler ses joues à des pêches mûres avait disparu, et une toux opiniâtre déchirait sa faible poitrine.
Et maintenant, par cette sombre soirée, le vieux n'avait plus de pain! Il avait été jouer d'antiques Noëls, aux portes des maisons riches; mais les domestiques l'avaient renvoyé, et, comme il
s'était assis grelottant sur le seuil d'une de ces portes, on lui avait jeté un seau d'eau dans le dos, pour le faire partir. Il était revenu, glacé, et s'était laissé tomber sur une chaise, songeant avec désespoir à sa situation, pendant que la neige fouettait les vitres de la lucarne, et que la bise gémissait et hurlait dans la nuit.
La petite Marie dormait toujours, enroulée dans ses minces couvertures. Le vieillard se leva, ôta sa veste et l'étendit sur le lit.
Elle avança les mains, ouvrit ses grands yeux étonnés, d'un bleu profond, et, se soulevant à demi, elle dit d'une voix faible:
- Oh, grand-papa, j'ai fait un beau rêve!
Il sentit les larmes lui monter aux yeux, et, sans répondre, il remit les petits bras de l'enfant dans le lit.
Elle poursuivit:
- J'étais dans le ciel, bon-papa. Cela était si grand, si grand, si beau, que je ne pourrais te le raconter. Au milieu, le petit Jésus était assis sur une chaise en or. Et j'ai vu aussi papa et maman. Ils m'ont dit qu'ils m'attendaient, et ils m'ont embrassée, et alors je me suis éveillée.
- Le petit Jésus viendra-t-il ici cette nuit, dis, grand-papa?
Jacques sentit une douleur intense lui étreindre le coeur. Il se rappela qu'au temps où les parents vivaient encore, ils déposaient toujours, la nuit de Noël, un jouet quelconque dans le sabot de Marie. Et maintenant, il n'avait même pas de pain à lui donner!... Demain matin, que penserait la pauvre enfant lorsque, seule au monde, elle se verrait aussi abandonnée du ‘petit Jésus’?
Et le grand-père, ne sachant que répondre, suffoqué par les sanglots qui lui montaient à la gorge, pressait dans ses longues mains décharnées les menottes de la petite fille...
- Dis, grand-papa, viendra-t-il cette nuit?
- Oh! c'est trop, c'est trop, balbutia le vieux.
Il décrocha son violon d'un geste nerveux, voulant encore essayer de gagner quelques sous, puis, après avoir embrassé longuement l'enfant, il redescendit le sombre escalier.
Maintenant, une neige fine tombait comme une brume froide, perçant les vêtements, glaçant les os, et se délayant en boue noire sur le pavé. Cependant, la rue était pleine de gens, au sourire satisfait, qui se hâtaient, portant des paquets soigneusement ficelés. Dans la brume, les boutiques s'allumaient, allongeant sur les trottoirs humides les rouges reflets de leurs devantures.
Jacques regardait de son oeil atone, rougi par les larmes, les victuailles qui s'étalaient derrière ces vitrines, comme pour railler la misère de ce pauvre, comme pour mettre de nouveaux désirs dans le coeur ulcéré de cet affamé. Il regardait ces entassements de fruits, ces monceaux de charcuteries, ces cargaisons de gibier, ces alouettes en grappe, ces perdix amoncelées, ces lièvres au poil jaunâtre, ces oies suantes de graisse, ces poulets bourrés de truffes, et cet énorme sanglier aux soies rudes, pendu par les pattes, à la montre.
Et plus loin, un magasin de jouets, resplendissant de lumière, où l'on distinguait à travers la buée qui couvrait les vitres, les gros polichinelles vêtus de satin rouge, les belles poupées aux robes brillantes, les soldats de plomb s'alignant à côté des chevaux de bois aux harnais luisants... Puis là-bas, une confiserie, où s'étalaient, embaumées, luisantes, dorées, les boîtes aux couleurs claires, les fruits confits, les gourmandises alléchantes...
Et le vieux, avec des larmes de rage, se mit à jouer au violon, debout, les pieds dans la boue, sous un réverbère qui allongeait ses reflets sur le trottoir mouillé, comme une traînée sanglante.
Il joua longtemps. Mais dans cette foule joyeuse qui passait, pas un visage ami, pas une main tendue pour le secourir.
Et il ne pouvait étouffer le sanglot furieux qui lui étreignait la gorge, et il jouait toujours, de ses doigts bleuis par le froid, des airs gais qui lui navraient le coeur...
Rien; pas même un sou! Il sentait qu'il allait être vaincu, dans cette guerre sans gloire du pauvre contre la misère. Il allait retourner, ne sachant plus quel parti prendre, lorsqu'une dame en deuil, déposa, en passant, quelque chose dans la casquette du vieillard. Il se baissa rapidement: c'était une pièce blanche, une pièce de
cinq francs! Comme hébété à la vue de ce secours soudain, il restait là, regardant briller dans sa main, sous la lueur du réverbère, cet argent qui semblait le fasciner...
Cinq francs! Et son esprit se reporta vers la mansarde vide et nue où était couchée l'enfant. Une joie immense descendit dans son coeur, le pénétra par toutes les fibres de son corps: le petit Jésus viendrait. Il apporterait des bonbons, des jouets: Et il y aurait fête, là-bas!...
Il se dirigea vers un magasin, et après avoir regardé quelque temps à la vitrine, appliquant son oeil affaibli aux places où la buée n'argentait pas le verre, il entra et échangea son argent contre une belle poupée et un grand bonhomme Noël en sucre. Puis, l'âme réjouie, il revint vers la pauvre mansarde.
Le vieux Jacques monte doucement l'escalier, tâchant de rendre plus sourd son pas fatigué. Il va écouter à la porte: pas un bruit. Il ouvre lentement, allume avec peine une chandelle et va voir au lit de fer.
L'enfant s'est rendormie, rêvant peut-être du petit Jésus. Le vieux la regarde longtemps, et il lui semble que son coeur se fond dans sa poitrine à la voir là, si innocente, un bout de pied rose dépassant sous la couverture, et les lèvres gentiment froncées par un sourire. Il songe que peut-être, dans un an, lui-même aura disparu de la terre, et qu'alors il n'y aura plus de Noël pour la gamine. Mais il oublie vite ces noires idées, et ne pense bientôt qu'à la joie de la petite Marie, lorsqu'elle se réveillera.
Et devant le lit, bien en évidence, il se met à arranger de ses mains tremblantes la belle poupée à robe de couleur claire, et le grand bonhomme Noël en sucre, la pelisse toute couverte de neige, une branchette de sapin dans les bras, et sur la tête un chapeau blanc en massepain. Puis, souriant de bonheur, le vieillard va s'asseoir dans l'ombre, attendant le réveil de l'enfant.
Mais elle ne s'éveille pas. Les heures se passent, mornes. Maintenant, tous les bruits se sont tus. Seul, dans la cour sombre, en bas,
un chien hurle lugubrement. Le vent semble pleurer dans la nuit. Et tandis que la flamme jaune de la chandelle se meurt tristement, en faisant flotter de grandes ombres dans les coins, un silence lourd se répand tout à coup dans la mansarde...
Le vieillard sent un malaise qui pèse sur son coeur, une inquiétude soudaine le pousse vers le lit... L'enfant dort toujours, toute pâle. Il saisit de sa main tremblante la petite menotte qui dépasse de dessous la couverture, et la lâche subitement...
Elle est glacée, et toute roide, et retombe inerte le long du lit!...
Et le matin, comme le soleil se levait tristement derrière les grises et mornes nues d'hiver, et que le pauvre vieux restait toujours là hagard, anéanti de désespoir, affaissé sur ce corps froid qui se dessinait sous la couverture, une joyeuse voix d'enfant appela de la rue:
- Hé! Marie! Viens donc voir toutes les belles choses que Noël m'a apportées...
3 août 1888.
Tourneppe, 4 août 1888.
A R. Wybauw
4 août 1888.
La Hulpe, 9 août 1888.
Forêt de Soignes, 9 août 1888.
11 août 1888.
14 août 1888.
16 août 1888.
Forêt de Soignes, 20 août 1888.
Un Elève de l'Athénée de Bruxelles
Que le cercueil soit grand comme le tonneau de Heidelberg, car j'y mettrai mon amour et mes souffrances...
H. Heine, Le Livre de Lazare.
Un Elève de l'Athénée de Bruxelles
Gust
Gust
pour mon excellent ami Sadi du ‘Chat noir’
Karl-Christian-Friedrich Krause
pour Alida
pour la petite Marquise de D.
Fritz Darêne
Enfin l'almanach vint...
Et il étala aux vitrines des libraires d'outrancières couvertures, symboliquement ornées d'un Peau-Rouge (très rouge même) et d'un immense soleil jaune se levant en un ciel sanguinolent! Et la grande ombre de Kicking-Bear a tressailli d'allégresse.
Car l'Almanach des Apaches pour du bon (puisqu'il faut le nommer par son nom) est destiné non seulement à révolutionner la société moderne (il a repris les pires sophismes de J.J. Rousseau et conseille le retour à l'état de nature: voir p. 12), mais encore à bousculer notre jeune littérature nationale (cf. op. cit. passim) et à rénover l'art crocodilien, que des causes diverses, sur lesquelles je n'insisterai point, avaient fait tomber en décadence depuis l'année 1856*.
Cette fois-ci, les Apaches ont attiré les visages pâles dans un de ces guet-a-pens dont on parlera longtemps sous la tente, pendant les longues veillées d'hiver. Avec une ruse digne d'être appliquée à de meilleures besognes, les trois redoutables chefs (oh! combien trois!): le Parapluie-Méchant, le Chapeau-qui-grince et le Haricot-Turbulent, ont fait circuler un prospectus promettant des rigolades pures et de très étranges voluptés à celui qui lirait leurs oeuvres, le tout au prix modique de quarante sous**. Les masses se sont précipitées sans défiance sur ce bouquin plus désastreux que le poison dont les Sioux et les Indiens de quelques autres paroisses adornent la pointe acérée de leur tomahawk. Et, poussées par une curiosité malsaine, les populations ont lu...
Après avoir parcouru les premières pages, les visages-pâles, sentant le vent de l'aile du ramollissement frôler leur cervelas, voulurent rejeter loin d'eux L'Almanach des Apaches pour du bon... Trop tard! Ils ne pouvaient plus se décider à le quitter, et les larmes que le fou rire amenait à leurs cils les empêchaient de voir
juste. Comme ces malheureux abandonnés à la triste passion de la morphine, ils étaient possédés!...
Et ils lurent...
Ils lurent la dédicace, et eurent la coupable complaisance de la trouver réussie. Ils lurent l'avant-dire, la notice, l'approbation, l'avertissement, que sais-je encore? Ils s'égayèrent au Calendrier apache et aux Ephémérides politiques. Ils jugèrent les vers bon enfant du Parapluie-Méchant dignes de Ch.-L. Juvenis.
Et alors défilèrent devant leur esprit halluciné toutes les abracadabrantes inventions des trois sinistres zwanzeurs: l'Histoire du paysan qui jouait aux pigeons avec des fromages dans une petite cage d'osier!... des fables on ne peut plus apaches, des recettes utiles que nous signalons aux esprits curieux, des pensées ouvrant parfois des horizons tout nouveaux, telles que: ‘Les grands hommes meurent souvent ignorés; leur tombe se ferme seule et sans bruit comme les portes munies de l'appareil Morton. - Quand la pluie tombe au boulevard du Régent, le pavé en boit (Epse Theunissen).
Quand les visages pâles furent arrivés au Coin des Grands-Hommes (où ils remarquèrent surtout l'Intrus de Martelinck et l'Inestimable trésor de Macule Tendès), leur hébétude grandit en raison directe de leur abrutissement.
Les regrettables conséquences de ces lectures troublantes, vous les voyez d'ici, si vous n'êtes pas un idiot. Depuis les trisaïeules jusqu'aux moutards hauts comme ça, les générations bafouillèrent, flanchèrent de l'encéphale et se gagaïsèrent à l'envi, biribi, à la façon de Moncapi mon ami. Un monsieur de tempérament sanguin s'écroula subitement au coin de la rue de la Montagne et des Galeries St-Hubert... Détail navrant: on trouva sur lui l'Almanach des Apaches pour du bon. Enfin, des magistrats et des Anglais même devinrent tout à coup si exhilarants, qu'on les vit descendre le Cantersteen en chantant à tue-tête la Marseille apache:
Que ces déplorables exemples servent de leçon aux étudiants gosses que leur inexpérience de la vie peut faire tomber dans l'embûche de quelques Buffalos sans scrupules, et que surtout ils n'aillent pas acheter, au prix modique de 2 francs* l'Almanach des Apaches pour du bon.